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dimanche 6 juin 2010

OUILLE CA FAIT MAL


Y Dor koué ?

Ayé, j’ai ruiné ma jeune carrière de footballeur. Fini les reprises de volley et les tirs de loin le poing rageur. J’ai le genou enflé et j’avoue ressentir une vive douleur. Aie, me touchez pas docteur vous me faites mal. Ouille mais arrêtez ou je fous le bordel dans votre salle. Après quelques clichés radiographiques, j’ai dû attendre qu’on m’annonce le terrible diagnostic. Au bout de 2h je sais que je me suis pété le ménisque. Moi qui croyais que faire du sport était sans risque, j’ai vite déchanté quand j’ai réservé ma chambre à la clinique. Après 5 jours d’hospitalisation je me suis mis de nouveau à courir derrière le ballon. J’ai mis de coté le béton du mail du Chaudron, pour aller savourer le foot sur ce qu’on peut appeler du gazon. J’ai tenu 6 mois à galoper comme un ninja, avant de me rendre compte que je ne courais plus bien droit. Aie me touchez pas docteur vous me faites mal. Ouille mais arrêtez ou je fous le bordel dans votre salle. Après quelques clichés radiographiques, j’ai dû attendre qu’on m’annonce le terrible diagnostic. Au bout de 2h je sais que j’ai un problème de flexum. Un putain de problème qui ne se soigne pas juste avec du Ketum. Je marchais avec une jambe posée sur la pointe des pieds. Difficile de la tendre sans me mettre à crier. Pour éviter de boiter davantage retour sur le billard pour être opéré. Après quelques jours d’hospitalisation, j’ai dû arrêter le foot le temps de la rééducation. Oui j’ai ruiné ma jeune carrière de footballeur. Je n’étais pas mauvais pourtant, j’étais même bon dribbleur. Des buts j’en ai mis, soulevant parfois quelques clameurs. C’était la belle époque où je me prenais pour un super buteur. Mais aujourd’hui le foot, c’est à la télé que ça se passe, ou sinon au stade quand j’arrive à choper une place. Mon genou se porte bien je le soigne à coups d’injections. Un traitement via la mésothérapie qui m’oblige à revoir mes prétentions. Au niveau sportif va falloir que je me trouve une autre orientation. Je garde le foot pour l’émotion à la maison. L’équipe de France me désole avec ses résultats moribonds. Malgré tout c’est bien elle que je vais supporter dès que je me trouve une télévision. Je vais me la jouer Thierry HENRY en gardant la télécommande bien en main. La Chine c’est pour tromper l’ennemi, faut savoir être malin. DOMENECH l’a bien compris en faisant passer ses joueurs pour des bons à rien. Un peu d’humilité ne leur aurait pas fait de mal. Ça aurait évité que les chinois corrigent leur insolence de façon brutale. Moi j’ai ruiné ma jeune carrière de footballeur, mais s’ils se font éliminer au premier tour comme le prédisent certains pronostiqueurs, je crains fort qu’ils fassent l’effort de revenir au pays dès les premières heures…

mercredi 12 mai 2010

A MARIANNE


Y Dor koué ?

Ayé, j’aurai aimé qu’elle reste plus longtemps. J’aurai vraiment aimé mais c’est trop tard maintenant. Oui les gars, à partir de ce jeudi, Marianne ne sera plus à l’entrainement. Je me rappelle de son arrivée, regard fuyant, l’air fragile, une personnalité très attachante qui va malheureusement bientôt quitter l’île. Marianne est des nôtres pour toujours, c’est pourquoi j’espère qu’elle nous reviendra un jour. Il faut qu’elle s’en aille voir du pays, visiter le monde. Ce n’est pas qu’elle veut faire sa blonde, elle veut juste vérifier par elle-même que la Terre est bien ronde. En ligne de mire l’Australie, pays des kangourous. Si tu fais escale par ici, n’hésite pas Marianne, appelle et on se boit un coup. Je préviendrai le groupe pour ne pas faire de jaloux. Et tiens, s’il le faut pour les avoir, j’appellerai même Freedom. On viendra te faire un kiss voire même te dire welcome. On te mettra en tête plein de souvenir avant ce super voyage. Mais dis-toi qu’on te retiendra si la tristesse se lit sur ton visage. Part en ayant à l’esprit la joie qu’on a eu de te connaitre. Désolé encore de ne pas avoir été à ta petite fête, mais le cœur est là pour te dire que tu vas beaucoup nous manquer. Heuuuu… t’es sûre que tu veux t’en aller ??? Bon allez j’arrête, je te souhaite un bon retour sur la Métropole, mais avant que tu partes et que tu prennes ton envol, je tiens à te remercier pour ta présence. Merci d’avoir rigolé avec nous en toute confiance. Merci tout simplement pour tout, et je sais qu’ils sont nombreux à se joindre à moi pour te faire un énorme bisou

mardi 11 mai 2010

JOYEUX ANNIVERSAIRE


Y Dor koué ?

Ayé, le jour J est arrivé, impossible d’y échapper. Je n’ai pas encore tout calé mais tout sera bien prêt. Je m’apprêtais à faire une grande fiesta pour que ce jour soit mémorable. Inviter les amis, tout le voisinage histoire d’avoir du monde autour de la table. Après réflexion je me suis ravisé, je me suis limité à un comité très restreint. Des invités triés et appréciés pour ce qu’ils ont dans le cœur et non dans les mains. D’autres doivent rester au loin, silencieux, presque en apnée. Il n’est pas interdit de respirer mais je refuse qu’ils me gâchent cette journée. Pendant 24h une jolie demoiselle sera à l’honneur. Une princesse haute comme 3 pommes, une vraie douceur. Je craque pour sa peau couleur miel, sa chevelure bouclée qui s’élève vers le ciel. Elle sait l’évènement qui est célébré. Elle le sait pour me l’avoir suffisamment répété. J’ai prévu un gâteau et 3 bougies à souffler. J’ai aussi prévu quelques cadeaux à déballer. Ah ça les cadeaux elle adore. Pour en avoir elle est capable de crier très très fort. Avec ça y a aussi une chanson qu’elle connait déjà par cœur, une chanson qu’elle chantera gaiement en nous entendant la reprendre en chœur. Sera-t-elle heureuse ? je l’espère, car c’est tout ce que l’on souhaite pour sa fille quand on est père. Alors si cette journée peut contribuer à me rendre fier, je ferai tout pour qu’elle ait le plus beau des anniversaires…
Bonne anniversaire ma fille

samedi 24 avril 2010

OH MON DIEU!!


Y Dor koué ?

Ayé, je me demande si Dieu existe vraiment. Durant toute mon existence on m’a parlé de lui comme bienveillant. De quel pouvoir jouit-il ? Je n’en sais rien mais il serait, à ce qu’on dit, tout puissant. Moi impuissant je suis resté face à ce qu’on m’a décrit. J’ai cru fortement en lui en le priant chaque nuit. Je lui ai confié un mot, une phrase, une histoire à chaque fois, en espérant qu’il m’écoute, qu’il m’entende de n’importe quel endroit. Je regardais chaque étoile en me disant : tiens il est peut être là. Là dessus je m’endormais rêvant de ces vierges promises dans l’au-delà. Le réveil est rude je ne l’imaginais pas aussi brutale. La réalité lève le voile sur mes croyances encore au stade fœtal. Dieu aurait accouché de cette planète avec l’idée d’en faire un monde parfait, mais telle une comète il a filé pour disparaitre définitivement dans la voie lactée. Ceux qui l’auraient vu se demandent encore s’ils n’ont pas rêvé. Va-t-il revenir, quand, où ? Certains me conseillent de prendre rendez-vous. Parait même qu’il m’attend par-dessus les nuages, habillé de blanc et fidèle à son image. Les sages qui l’accompagnent témoigneront de mes actes sur Terre. Qu’ai-je fais de bon pour mériter de les rejoindre, eux mes frères ? Pas grand-chose je dirais si je regarde bien en arrière. La place est chère, faudrait que je sois plus convaincant, mais si Dieu veut que j’ai pour lui de meilleur ressentiment, il devra se montrer lui aussi, plus entreprenant. Jusqu’à ce que je devienne poussière, j’attends de lui qu’il se conduise auprès de moi comme un père. Un père qui ne laisse pas son fils loin derrière sans donner de nouvelle. Un père qui arrête de lui murmurer : si tu veux me voir lève la tête au ciel. J’ai beau lever les yeux je ne vois que des tourterelles, des oiseaux épris de liberté et qui ne cesserait de voler pour un Dieu imaginaire. J’ai le regard sombre, l’esprit critique face à toutes ces idéologies planétaires. Y a-t-il une vie après la mort je ne me pose plus la question. Je veux mourir en ayant bien vécut c’est là ma seule conviction. Dieu me punira surement pour mes écarts, mais s’il est aussi clément qu’on veut me faire croire, alors il me pardonnera de ne pas mettre en lui tous mes espoirs…

mercredi 7 avril 2010

IMPRIME MENTHE!! NON CA MARCHE PAS



Y Dor koué ?

Ayé, j’ai plus d’encre dans mon imprimante. J’ai même plus les moyens de faire sortir une page en noir et blanc. J’avais investi dans une formule tout en un, un produit très intéressant, totalement hors du commun, qui m’a jusque là satisfait à tous les niveaux. Mais là je ne peux même plus lui confier le moindre mot. Je me disais bien que j’aurai dû continuer à tafer tout seul, en solo. Tout faire manuscrit, à la pointe du stylo. Bordel, je ne sais pas comment je vais m’en sortir. Ok, restons calme, gardons le sourire, doit bien y avoir un moyen d’imprimer ces putains de papiers. Bon il est où le problème ? Commence à faire chier…. Je vais tout péter si ça continu ainsi. Je vais tout cramer, les papiers, l’imprimante et même l’ordi. M’en fout si je ne rends pas mon taf à l’heure prévu, de toute façon comme c’est parti je suis foutu. Y a pu rien qui marche dans cette baraque. Ça y est je déprime, oui je crois que je craque. Vas y dégage saleté d’imprimante de merde. Je vais te jeter par dessus la falaise en espérant que tu t’écrases comme une merde. Je veux même plus te voir trainer au fond de mon bureau. De mon travail aujourd’hui c’est toi le bourreau. Je vais te remplacer crois moi et je n’aurai aucun regret. T’as pas été à la hauteur de ta renommée et dire que je t’ai achetée. J’aurai pu faire jouer la garantie mais t’es plus toute jeune, t’as dépassé l’âge limite si j’en crois le formulaire qui te concerne. Bon allez ça suffit sors de ma vue tu m’agaces, je vais me changer les idées avec un Schweppes et de la glace. Je ne sais pas ce que je ferais après, ça dépendra de mon humeur, mais si je veux rester sérieux va falloir que je pense aller voir un imprimeur. Dans mon voisinage y a que des vieillards qui marchent encore avec leur livret A. La technologie ils ne connaissent pas, alors ce n’est surement pas à eux que j’irai confier ma clé USB. Je risque fort de perdre totalement toutes mes données.

samedi 3 avril 2010

LE LION DES CAMELIAS


Y Dor koué ?

Ayé, Jean-Pierre POTHIN est jugé cette semaine pour le meurtre du « Lion ». Bin oui, pour ceux qui ne savaient pas y avait un « Lion » à la Réunion. Aux Camélias plus précisément parce que c’est bien là qu’il faisait régner sa loi. Mais ça c’était à l’époque des gros bras, des nervis comme on dit. Aujourd’hui c’est bien fini, oui bien fini le temps où les grands tapaient les petits. Depuis le 25 Aout 2008 Thérinca est en mode disparu et on n’arrête pas de parler de lui. De Jean-Pierre POTHIN aussi d’ailleurs mais lui ce n’est pas pour les mêmes raisons. Bref cette histoire est loin d’être terminée vu la passion que suscite encore le « Lion ». Suffit de lire ce qui se dit entre chaque clan sur le net. Les commentaires fusent de partout et pas sûr qu’un jour ça s’arrête. Beaucoup de « totoche » et de « fé boure… » dans ce qui se renvoi, comme si les gros mots étaient nécessaires pour faire entendre sa voix. Presque 2 ans après on voit bien que la colère n’est pas retombée. Avec le procès de Jean-Pierre POTHIN va encore y avoir des mots de lâchés. Et ce quelque soit le jugement prononcé. Qui va regretter quoi je ne sais pas. Peut-être que Jean-Pierre POTHIN regrettera d’avoir tué Therinca. En même temps si ce dernier n’était pas venu devant sa case on n’en serait pas là. En fait ce qu’on peut regretter c’est que cette histoire ne serve vraiment de leçon, à tous ces moutons qui envisagent de régner maintenant à la place du « Lion »

vendredi 2 avril 2010

LES AMIS DEPRESSIFS


Y Dor koué ?

Ayé, il pleut des larmes sur ma guitare
Mes cordes vocales m’accordent une note d’espoir
Je veux m’en sortir, partir, quitter ce monde maudit
Me mettre à l’abri de cette folie qui m’envahie
Il faut que je m’élance en total paranoïa
Dans ce vide immense qui me tend les bras
Le nœud se resserre mais j’ai l’œil encore vif
Pour voir la vie avec le même regard que mes amis dépressifs
Je ne crois pas en la mort
Je ne crois pas en la vie
J’ai des médocs injectés dans le corps
Le diable a fait de moi son paradis
Mais c’est bien le divin qui m’a jeté un sort
Une musique douce raisonne dans ma tête
J’entends des voix, des gens qui font la fête
Quoi, qu’est ce que vous faites laissez moi tranquille
Je ne suis pas débile sortez moi de cet asile
Docteur ayez confiance donnez moi une chance
Mon ignorance mérite une sentence mais pas la potence
La société a fait de moi un être à part, un intrusif
Alors qu’ils sont nombreux à faire partie de mes amis dépressifs
Je ne crois pas en la mort
Je ne crois pas en la vie
J’ai des médocs injectés dans le corps
Le diable a fait de moi son paradis
Mais c’est bien le divin qui m’a jeté un sort
La guérison est proche suffit que je tombe
Que je me laisse aller à péter comme une bombe
J’ai l’esprit embrouillé impossible de crier à l’aide
Je n’imaginais pas être autant sur la corde raide
Des étoiles qui scintillent suis-je enfin au ciel
Mon visa est périmé faudra négocier avec l’archange Gabriel
S’il ne me laisse pas entrer je vais vite devenir agressif
Car tels mes amis dépressifs je ne suis pas aussi inoffensif
Je ne crois pas en la mort
Je ne crois pas en la vie
J’ai des médocs injectés dans le corps
Le diable a fait de moi son paradis
Mais c’est bien le divin qui m’a jeté un sort
J’ai une solution à tous mes problèmes
Qu’importe l’équation je saurai faire preuve de stratagème
Et si la mort décide de me poursuivre toute ma vie
Mes amis dépressifs sauront lui faire face en vrai nervis

mercredi 24 mars 2010

NOUS LES RÊVEURS


Y Dor koué ?

Ayé, il a suffit d’un cri d’alarme pour que tous les Rêveurs se ramènent
Un appel à la remobilisation pour se retrouver au moins une fois par semaine
The Queen of the totoche a su faire entendre sa voix
Refusant ainsi d’accepter tout ce que les autres renvoient
Les critiques ont suffisamment plané au dessus de nos têtes
On va leur montrer de quoi on est capable sans se prendre la tête
L’hymne sera chanté à l’unisson dans toutes les patinoires
Qu’on soit à l’école, à l’université ou au conservatoire
Nous les Rêveurs,
Nou Fé d’limpro o
Public lé cho
Et nou la cho
Et nou sa tire noute palto
Et viens bouger, ton corps
Viens bouger, viens bouger
Il n’y pas de secret pour réussir il faut s’entrainer
D’ailleurs comment ils font pour le hakka les néozélandais
C’est sûr on ne fera jamais mieux comme cri de guerre
Mais avec nous il n’y a aucun risque de blessure musculaire
Que du plaisir, de l’envie à partager avec nos supporters
Qui pour nous voir sont capable de venir même en hélicoptère
Car ils ont dans le coco une chanson difficile à oublier
Un air entrainant et représentatif de ceux qui aiment rêver
Nous les Rêveurs,
Nou Fé d’limpro o
Public lé cho
Et nou la cho
Et nou sa tire noute palto
Et viens bouger, ton Corps
Viens bouger, viens bouger
Pas de musique appropriée pour l’accompagnement
Juste la voix de ces 3 hommes et femmes au fort tempérament
Ça s’énerve et ça rigole comme peuvent le faire de grands enfants
Mais au final c’est le respect des uns et des autres qui demeure triomphant
Aucune dispute pour avoir sa place en vue du prochain match
Même les Zendélirs peuvent participer sans risquer de faire tache
Eux aussi auront intégré ces gestes maintes fois répétés
Des gestes en guise de danse admirablement chorégraphié
Nous les Rêveurs,
Nou Fé d’limpro o
Public lé cho
Et nou la cho
Et nou sa tire noute palto
Et viens bouger, ton corps
Viens bouger, viens bouger

mardi 23 mars 2010

A L'HEURE OU EN RETARD


Y Dor koué ?

Ayé, je suis né à 10h10, ten past ten comme j’aime le dire en anglais. Suis-je arrivé à l’heure où en retard, je n’en sais rien, ma mère devait accoucher, sans montre à sa main, avec juste une horloge biologique, qui a fait réagir son corps pour prévenir de ma venue, cet instant magique. Je veux la même horloge je lui ai crié pendant qu’elle tentait de se reposer. Je veux que mon corps bouge, vibre à chacun de mes rendez-vous posés. A l’heure ou en retard je ressens les effets de ce cadeau maternelle. Avant l’heure je stresse à attendre avec une grosse envie d’aller à la selle. Après l’heure je transpire comme un bœuf malgache en peine devant sa tache. J’ai bien essayé d’être à l’heure pour que personne ne se fâche, mais cette option je ne l’ai pas intégré comme une solution à mon avantage. Le héros que je suis arrive toujours à la fin pour que tous retienne son visage. On se plaint de mes arrivées tardives, presque maladives. À croire que je fais exprès d’amener mes détracteurs à grincer des gencives. J’ai bien un dentiste à leur conseiller pour pas qu’ils s’usent les dents, pour qu’ils gardent le sourire en me voyant à la traine comme souvent. Mais il me semble qu’ils se méfient de ma volonté à assurer dans le temps. La journée ne dure que 24 heures. Ce n’est vraiment pas assez quand on veut faire son Jack BAUER. J’aimerai plus de temps pour dormir. J’aimerai plus de temps pour savourer la vie et ses petits plaisirs. Je ne peux même plus regarder un film, un bon match à la télé. Sans avoir à courir à droite et à gauche totalement désorienté. Je m’efforce de régler chaque contre temps par des excuses bidons, histoire de maintenir un semblant de sérieux dans mon organisation. Ça marche une fois ou deux je dois dire, sauf que j’y ai prit gout et c’est sans doute ça le pire. Le diable me surveille de loin je le sais, je le sens. Il ne tient pas à ce que je sois en retard le jour de mon enterrement, mais chuuut ne lui dites rien j’ai prévu de me faire incinérer. Il peut venir me chercher ce n’est pas chez lui que j’irai me faire calciner. Mon chronomètre vital défile à grande vitesse. Mes 20 ans sont bien loin quand je vois mon visage ou ce qu’il en reste. Les rides n’ont pas eu de mal à être à l’heure, ils sont même très ponctuels. Je tente de retardé leurs effets temporels mais ils sont bien trop cruels. Heureusement que la nature, bienfaitrice, est venue à mon secours. Je saurais lui rendre sa bonne action, en temps et en heure, comme toujours…

samedi 13 février 2010

UN PROFIL DE TOUTE BEAUTE


Y Dor koué ?

Ayé, mon profil est attaqué de partout. Je me défends plus que bien mais je ne peux parer tous les coups. Aucun coup bas pour m’obliger à mettre un genou à terre, mais que des coups droits, des directs du gauche et je vous passe l’inventaire. Je refuse de tomber KO, me laisser faire, je vais contre attaquer, leur faire la guerre. J’avais mis en lumière un corps céleste, une étoile filante, tout ce qu’il faut pour satisfaire le regard et pas seulement. Seulement voilà, y en a qui ne savent pas apprécier les choses. Et quelque chose me dit de vite les chasser de mon carnet rose. Mais je ne suis pas un bandit. Je ne vise pas par derrière, je me l’interdit. J’agirai de front pour qu’ils comprennent ma démarche. Je ne suis pas un héros mais je ne suis pas non plus un lâche. Qu’ils me lâchent et peut être que je ferai preuve de clémence. Je n’attends pas d’excuses, non c’est trop tard pour ce genre de pénitence. J’attends qu’ils vénèrent mon image, en photo ou en poster, qu’ils me réclament une spéciale dédicace au crayon noir ou au marqueur. La marque du respect voilà ce qu’ils me doivent ces grands illuminés. Je ne vais pas tous les éliminés ça serait exagéré, car dans le lot y a des âmes qui peuvent être sauvés. Je me suis construit un profil assez simplet, qui ne paye pas de mine mais agréable selon quelques invités. La satisfaction aurait dû être totale pour ceux qui l’ont visité, mais je me rends compte que mon choix n’a pas été bien apprécié. Bin oui, parce qu’ils ont décidé qu’il me faut changer de look, pour que je puisse dorénavant afficher un large sourire sur mon profil Facebook.