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mardi 12 février 2013

JOUR DE L'AMBANJA

Y Dor koué ?
Il est là, assis, adossé à un pan de mur bien effrité. Un léger sourire égaye son visage que la nature a bien marqué. Il est là, paisible, le regard droit et plein de sagesse. Il dégage une quiétude qu’on reçoit comme une douce caresse. Aujourd’hui il a des invités dans son humble demeure. Des étrangers qui d’habitude sont source d’inquiétude et peur. Des gens dont il n’a aucune connaissance à part leurs origines. L’homme a la couleur locale, peu bavard mais il a bonne mine. La femme a la peau blanche, celle qui attire toute les curiosités. Tous deux partagent donc en ce jour de l’an un copieux déjeuner.
« Tu ne peux pas aller dormir chez la chèvre ou le cabri, seul un être humain peut héberger un autre être humain » Voilà comment cet hôte d’un jour résume son sens de l’hospitalité. Car tout avait mal commencé pour nos deux complices attablés. Ils ont eu la sublime idée de faire Nosy Bé – Diégo le premier jour de l’an. Ils y ont pensé un peu avant en estimant que c’est un mauvais plan. Un pari risqué mais c’est ça l’aventure ils se sont dit. Au port d’Hell Ville ils ne sont pas seuls mais ils constatent les restes de la nuit. Le gestionnaire du port les accueille ivre de fête et bière à la main. Il titube grandement tout en parlant et il n’est que 9h du matin. Ses collègues et camarades de beuverie  sont dans le même état. Bourrés à ne plus savoir quoi faire avec tous les passager qui sont là. L’énervement justement se fait sentir entre les différents passagers. Ils sont nombreux visiblement et seulement deux navettes amarrées. Ça se bouscule, ça crie légèrement, tout le monde veut une place. Ankify est à 45 minutes et pas question d’attendre la marée basse. Les tarifs sont revus à la hausse malicieusement. Ceux qui ne peuvent payer resteront à quai malheureusement. Pour nos deux aventuriers le vent à semble t’il tourné. Sans qu’ils aient déboursé les voilà subtilement embarqués. Ni vus ni connus ils sont installés pour la traversée vers Ankify. Un léger frisson dans le dos juste par crainte d’être surpris mais le voyage est sans encombre et sans un sous dépensé. C’est sûr que dorénavant ils feront la grasse matinée le 1er janvier. Maintenant il faut trouver un taxi pour aller à Diego. On regarde à gauche, on regarde à droite et résultat : zéro. Rien… rien à part ce gars là, venu avec sa voiture personnelle. Une voiture qui sert aussi de taxi et pas de manière occasionnelle. 5 places à bords mais lui assure qu’il peut en transporter plus. 5, 6, 7, 8 et c’est parti pour Ambanja à la recherche d’un taxi bus. Sauf que le 1er janvier même les restaurants sont tous fermés. Pareillement pour les hôtels qui affichent quasi tous complets. Alors après avoir déposé ses autres passagers, le taximan lance à nos 2 compères cette invitation venue d’ailleurs. Une invitation qui surprend par sa grandeur mais que l’on sait issue du cœur : venir déjeuner à son domicile avec l’ensemble de sa famille. Il n’a prévenu personne et pourtant l’accueil ne se fait pas sans bruit. Cris de joie, bras ouverts, embrassades pour rassurer. Wawa, vidéo et musique à fond la télé pour faire danser. L’ambiance est festive en ce début d’année. Quoi de mieux quand on failli rester à quai.
« Tu ne peux pas aller dormir chez la chèvre ou le cabri, seul un être humain peut héberger un autre être humain » Voilà donc comment cet hôte d’un jour résume son sens de l’hospitalité.
Il s’appelle Siaka et il est chauffeur de taxi à ses heures perdues. Des heures qui ont transformé une rencontre en petit bonheur absolu. Des souvenirs inoubliables au sein d’une famille qui ne demandent rien en retour, a part juste garder le contact pour qu’on puisse se revoir un jour. Le contact sera maintenu, il ne peut en être autrement. Un simple merci est tout simplement insuffisant. La rencontre est belle et mérite qu’on y porte la plus grande attention. Ne plus se perdre de vue car Ambanja est maintenant pour nous une magnifique destination…

jeudi 3 novembre 2011

FACILE A DIRE


Y Dor koué ?



Si tu devais ne plus me voir, penseras-tu encore à moi ? Serai-je pour toi un rêve ou un cauchemar si tu devais ne plus me voir. Je te connais, tu risques de ne pas t’en soucier, tu risques même de t’en amuser. Pourquoi en pleurer quand on se sait autant aimer. Mais il est temps que tu prennes conscience de ce qui se passe, de cette distance. S’il faut du temps j’aurai la patience. J’ai de la place, un vide immense que je comble en t’écoutant. Je me rends compte pourtant que c’est moi le plus inquiet. Je me sens si fragile et toi si forte en réalité. Tu questionnes ce que je fais de mes journées, comment je vis, si j’ai bien mangé. J’aimerai tant que malgré toutes les résistances, quoi qu’il se passe, quoi qu’on en pense, tu rejettes tous les doutes pour garder toute ton innocence. Si tu devais ne plus me voir, penseras-tu encore à moi ? Serai-je pour toi un rêve ou un cauchemar si tu devais ne plus me voir. Je te connais, tu risques de ne pas t’en soucier, tu risques même de t’en amuser. Pourquoi en pleurer quand on se sait autant aimer. C’est important dans nos silences de laisser une trace, en toute confiance. Un mot, une photo, un dessin peint du bout des doigts. Des traits pour les jambes et les bras. Un rond pour la tête et le ventre apparemment bien gras. Ça me fait toujours sourire. Je dirai même que ça fait vraiment plaisir. Ca fait très chaud au cœur, mais il me manque les cris, les couchers difficiles, les réveils trop faciles, les pleurs, les sauts d’humeur. Tu réalises sans doute ce qui se passe. Cette absence qui perdure sans que je puisse y faire face. T’as sûrement raison de me dire qu’il ne faut pas être triste. La vie est belle ça ne sert à rien de garder cet air sinistre. Cet air grave qui fait froncer les sourcils et qui s’adoucit devant tes petites phrases bien subtiles. Si tu devais ne plus me voir, penseras-tu encore à moi ? Oui j’en suis sûr cette fois. Je ne serai ni un rêve ni un cauchemar car je serai là dès que tu m’appelleras. Je n’ai plus à me soucier, tu m’aimes suffisamment pour ne plus avoir à en pleurer.

samedi 9 avril 2011

LE PARDON DE JULIANO VERBARD



Y Dor koué ?


Ayé, on reparle à nouveau de Juliano VERBARD et ses acolytes. On le pensait en train de pourrir dans une prison avec les mouches et les mites, et voilà qu’il est encore au devant de la scène avec cette histoire d’enlèvement. Toutes les chaines locales en parlent avec images et témoignages poignants. Juliano VERBARD est devenu au fil du temps le réunionnais le plus connu de l’île. Ce cafre typé malbar fait la une des journaux de face comme de profil. La prison ne l’a pas beaucoup changé niveau physique. Il a toujours la tête des mauvais jours à faire fuir n’importe quel moustique. C’est sûr que lui le chikungunya il n’est pas prêt de l’attraper. On attend qu’il reconnaisse ses fautes, avoue ses erreurs du passé, admette qu’il est bien celui qui a commandité l’enlèvement du petit Alexandre. Ça fait beaucoup pour un gourou qui a l’appui éternel de toute sa bande. 15 adeptes du Petit lys d’amour, 15 fidèles qui croient en lui dur comme fer. Des croyants qui ont vu en lui leur guide spirituel, leur père. Aucune raison de croire donc que les choses vont inquiéter le célèbre Juliano VERBARD. Et là, patraque, le charismatique Petit Lys d’amour surprend tous ceux qui sont venus le voir. Il demande pardon… il demande pardon… Mais il prend les gens vraiment pour des cons ? Lui qu’on croyait indestructible, ancré dans ses délires de vision de la Vierge, il craque à peine au bout de 5 jours d’audience comme une petite merde. Qu’est ce qu’il a à demander pardon aux victimes de ses conneries. Hein, qu’est ce qu’il a à se rabaisser alors qu’on attend tellement de lui. En fait Juliano VERBARD n’est rien du grand bandit qu’on croit. Comme un chien galeux il baisse la queue dès qu’on élève la voix. Il n’y a qu’avec Fabrice MICHEL qu’il a pu se dresser droit comme un I. Il n’y a en effet qu’avec lui qu’il a dû montrer c’est qui l’homme dans le lit. Il reste encore 10 jours avant la fin de cette mascarade. Il reste encore 10 jours et quelle va être la réaction de ses camarades ? Eux aussi vont se mettre à genou dans la salle du palais de justice. Ils vont réclamer l’indulgence de la cours pour éviter les pires supplices. La secte « Cœur douloureux et Immaculés de Marie » vient de perdre de son prestige. Dès le jugement tombé elle fera même parti d’un insignifiant vestige. Autant de bruit pour se rendre compte que Juliano VERBARD n’est qu’un petit ridicule. On l’a porté si haut que c’est grâce à nous qu’il a réussi à péter plus haut que son cul. Aujourd’hui il n’y a plus que dans le JIR qu’il tire la couverture à lui. Le Qotidien l’a déjà mis dans un encart sur le côté en attendant lundi. D’ici là ce sera peut-être Alexandre et sa famille qui demanderont pardon. Heuu, non ça, ça n’est- pas envisageable quoi que drôle si ça arrivait pourtant. Mais bon je compte sur LM pour nous retracer le déroulé de ce qui se passe au tribunal. Quant à Juliano VERBARD c’est une déception totale. Alors qu’on le condamne à la peine maximum parce que c’est tout ce qu’il mérite. Qu’il aille se faire déchirer le « ti po yaourt », lui et toute sa clique. Et qu’on arrête de nous parler du Petit Lys d’amour ce détraqué de la religion, incapable de tenir son rang jusqu’au bout avec son misérable « pardon ». Alexandre attendait sans doute cela mais je n’en suis pas si sûr. On ne fait pas autant de km en avion pour se contenter de voir Juliano VERBARD faire son joli cœur quand il est dos au mur. Ce qui est sûr c’est que bientôt c’est plus que le mur qu’il aura dans le dos. Pour de nombreuses années il se verra étiqueter un quelconque numéro qui fera de lui un prisonnier comme les autres à moins… à moins qu’on lui fasse la peau…

vendredi 4 mars 2011

UN VOTE POUR 2020


Y Dor koué ?

Ayé, nos élus sont en ordre de marche pour les prochaines élections. C’est reparti pour des discours et autres promesses à la con. Le département est en pleine ébullition à tous les étages, et Nassimah doit se poser mille questions avec tout ce remue ménage. Ils sont nombreux à convoiter son siège au palais de la Source. Même le Patrick SAVATIER s’est mis dans la course. Bon c’est sûr qu’il ne franchira même pas le premier tour, mais c’est courageux de sa part d’aller affronter ces vieux vautours. Je lui apporterai bien mon soutien sauf que je ne l’aime pas. Me demander pas pourquoi c’est comme ça je ne l’explique pas. Pas parce que je le trouve arriviste dans ce qu’il fait. Non, car ce serait admettre qu’il profiterait de la situation pour se faufiler. Il a certainement fait des heureux par le biais de son association « Monmon Papa lé la », une ingénieuse idée pour se faire un nom, une place au fil des mois. Ah bin merde alors, ça fait plus longtemps qu’il papillonne dans l’île. Oui c’est sûr il est fort le gars, je le trouve même très habile. Habile il l’est aussi le boutonneux Didier ROBERT. Bon lui il est content, il n’a pas à subir le vote des électeurs. Il a son joujou avec sa pyramide inversé. Un joujou vaillamment gagné en promettant 2000 bus aux gentils réunionnais. Alors Didier « kwaféla !! » t’as perdu la mémoire. Je te trouve pourtant bien jeune pour souffrir d’Elsheimer. C’est sans doute un petit oubli de ta part, enfin on va dire ça. T’es sûrement plus occupé à d’autres taches moins ingrates. En attendant on se tape toujours des plans de circulations des plus galères, pendant que toi et tes compères vous avalez foie gras, champagne et autres produits extrêmement chers. Je paye le prix fort pour ne pas dire le maximum pour un simple billet d ‘avion. A croire qu’on ne veuille pas que je quitte la Réunion. Mais moi aussi je veux voir du pays, visiter d’autres régions. Je veux sortir de mon quartier, de ma ville où on me demande d’attendre 2020 pour quelques plans d’eau. Sin-dni comme l’appelle maintenant Mr le maire est soit disant le chef lieu mais on est loin d’avoir tout ce qu’il faut. Il me fait rire le Gilbert ANNETTE. Quand tous ses projets aboutiront, lui-même aura disparu de la planète. Il se prend pour un grand Homme à partir de son bureau de sinistre maire. Il signe des conventions à droite, à gauche mais sait-on vraiment ce qu’il y a derrière ?. En coulisse il doit se tramer pas mal de trafics. On me dira que tout ça c’est normal, c’est de la politique. Mais j’aimerai bien qu’on m’explique ces poignets de mains hypocrites, qui se transforment en joutes verbales dès que les caméras se mettent en position « on ». Même avec la pire des chiasses ils veulent nous montrer qu’ils sont toujours en forme. Pète un coup j’aimerai leur dire, faut qu’ils se relâchent. Qu’ils enlèvent leur cravate et chemise manche longue auréolés de taches. Il fait chaud comme jamais et ils s’évertuent à nous la jouer bal costumé. Ils s’aventurent à visage découvert, même pas besoin d’avancer masqué. De toute façon on les connait maintenant. On a appris à les reconnaitre comme les envahisseurs de David Vincent. Pas d’index plus long que les autres doigts de la main. Non rien de cela pour nos amis politiciens. Non, car eux ils sentent juste la merde, cette merde qui m’empêche de respirer. Cette merde qui m’empêche de rester à leur côté pendant qu’ils ressassent leurs discours maintes fois répétés. Moi je ne les écoute plus, je ne les entends plus et mieux je les envois chier, qu’ils soient sénateurs, maires ou députés. Par respect pour ceux qui se sont battus pour me donner ce droit, j’irai couler mon bulletin dans l’urne en espérant avoir un minimum de poids. Je ne lâche pas l’affaire pour autant, non surtout pas, car même en votant blanc ces cons là rechercheront toujours ma voix…

jeudi 3 février 2011

LE TRAVAIL ET LA SANTE


Y Dor koué ?

Ayé, il parait que le travail c’est la santé. J’ai beau tourné dans tous les sens mais à ce rythme le travail va me tuer. J’ai essayé toute sorte de petits boulots avant de trouver ma voie. Une fois et seulement une fois je me suis mis au jardinage dans les hauts du Moufia. J’y suis allé tranquille sûr de moi et en savate deux doigts. Les fourmis m’ont accueillie joyeusement. Je les ai vus s’attaquer à mes pieds précipitamment. J’avais vu Rocky la veille alors j’ai essayé de me dire « j’ai pas mal » malgré les rougeurs sur mon gros orteil. Mais j’ai craqué au bout de 5 minutes et je me suis tiré sans rien réclamer. Quelques fourmis se sont accrochées pendant que je courais. A coups de gifles sur mes jambes j’ai réussi à les faire tomber. Alors si jardiner ça consiste à se faire agresser, je préfère laisser ça aux gens plus qualifiés. Car c’est aussi ça la réalité. Pour faire un métier il faut se spécialiser. Du coup j’ai tenté la vente de produit au téléphone. Le but était de vendre des packs de voyage à un listing de personnes. J’ai fait 3 jours de formation avant qu’on m’installe sur un poste. Salle climatisée, un bureau bien sympa et 2 outils : un téléphone et l’annuaire de la poste. A chaque pack vendu je récupère un pourcentage sur le contrat signé. Pas de fixe malheureusement, faut juste vendre un maximum aux clients sélectionnés. Dans mon équipe y avait des cadors, des gens qui sont apparemment fait pour ça. J’ai été régulier, respectant mon planning durant tout le mois. Oui je ne suis resté qu’un mois, ce n’était pas possible de rester plus longtemps. En effet au bout d’un mois je n’avais gagné que 50 francs. Tout ça pour un misérable voyage à Maurice vendu à un couple sans enfant. Je crois que j’ai été honnête avec moi-même, fallait que j’aille voir ailleurs. Ma mère s’était bien moquée, elle qui bossait durement sans compter ses heures. Heureusement que j’ai quand même ramené 50 francs. Ça m’a permis de ne pas rentrer bredouille et ainsi valoriser ce que j’ai fait de mon temps. Beaucoup de temps perdu c’est sûr vu ce que ça rapporte, mais dans ma tête je me suis dit que cette expérience peut m’ouvrir des portes. En vérité ça n’a servi à rien car beaucoup de portes sont restées fermées. A croire qu’il y avait une note qui circulait avec ma photo agrafée, où il était écrit : « celui là il ne faut surtout pas l’embaucher ». Alors j’ai finalement atterri au RSMA de St-Pierre avec, à l’époque, tous les loubards du coin. Y en a qui faisait vraiment peur, je les voyais plus faire coupable que témoin. Si je devais commettre un crime, sûr que je ne voudrais pas les avoir dans mon sillage. Le jury m’aurait mis au trou juste en voyant leur visage. Vite fait j’ai demandé d’arrêter l’armée. Je crois que le Capitaine avait compris que je n’avais pas ma place auprès de ces délurés. Après le mois de classe il m’a renvoyé du RSMA. Réformé, c’est ce qui était écrit sur le document que m’a remis le secrétariat. Ouai, super mais ça veut dire quoi ? En fait je n’ai pas cherché à comprendre, j’ai pris mes clics et mes clacs sans rien attendre, et j’ai débarrassé les lieux. Au passage j’ai ramené dans mon sac le short et le blouson bleu. Ce blouson bleu que certains mettent encore pour marquer qu’ils ont appartenu à l’armée. En tout cas l’armée, moi, elle ne m’a rien apporté. Je me suis rabattu sur les études en m’inscrivant à l’université. Belle période je dois dire surtout quand je me remémore les filles rencontrées. Ah les files de l’université, ce sont des étudiantes très studieuses. Elles étaient facile d’accès voire même très curieuses. Et je trouve très bien qu’une étudiante ait le sens de la curiosité. Avec quelques amis on les aidait à étudier. Elles récitaient leurs leçons pendant qu’on buvait un café. A d’autre on leur apprenait la langue surtout quand elles venaient de l’étranger. La cité internationale était devenue notre QG. On y était souvent pour ne pas dire tout le temps histoire de se faire remarquer. Et personnellement il y en a une que je n’oublierai pas, Hayley. Hayley si tu me lis : « hello how are you ? » Avec elle, j’ai appris l’anglais et c’est à peu près tout. Aujourd’hui je ne maitrise aucunement l’english et je m’en fou. Comme je l’ai précisé, j’ai trouvé ma voie même si ce n’est pas de tout repos. Je me reposerai quand je serai mort voilà mon crédo. Je me suis engagé sur tous les fronts et je ne regrette rien. Je mènerai à bien tous mes projets quoi qu’en disent certains. Le travail c’est la santé, ceci est totalement vrai à condition de regarder les autres travailler

mercredi 2 février 2011

L'ADO LES SENT TROP A CRANS


Y Dor koué ?
Aye, j’ai 12 ans je suis grand maintenant. Autour de moi j’entends dire que je suis un adolescent. Et on attend de moi que je ne me comporte plus comme un vulgaire enfant. C’est donc fini de jouer aux billes, je peux prendre plus de risque. Je m’attaque à des jeux plus dangereux et j’en ai plein sur ma liste. Mon physique se transforme de jour en jour. Je prends des centimètres bien comme il faut et je pèse de plus en plus lourd. Dolto ose me comparer à un homard. Elle aurait pu faire pire en m’assimilant à un lézard, alors faut bien que je le teste ce nouveau corps. Tiens j’irai bien me jeter du balcon pour voir s’il est apte à affronter la mort. Avant ça je vais me faire quelques cascades, et si je me fais mal ce n’est pas grave je me soignerai avec de la pommade. Je ne crains rien, j’ai peur de rien, c’est moi l’adolescent. La preuve, à ma vue ces soit disant adultes baissent les yeux en tremblant. Je ne fais rien de spécial pourtant, juste des choses de mon âge. Mais la société attend d’un être comme moi que je sois très sage. La sagesse je l’aurai quand j’aurai perdu toutes mes dents de devant. D’ici là j’ai le temps de découvrir les joies et plaisirs de ma vie d’adolescent. En premier j’irai voir du coté de la sexualité. Les « touche pipi » ça c’est bien terminé, moi je veux du sexe, du vrai et pas qu’en photo. La masturbation s’offre à moi et je m’en ferai bien une petite devant une vidéo. En même temps que je découvre ce corps d’adolescent, je m’attaque à ces privilèges jusque là réservés aux plus grands. La famille compte beaucoup, d’ailleurs j’adore mes parents, mais s’ils continuent à me distiller leurs conseils à tout instant, ils vont finir par m’entendre à tout bout de champs. Qu’est ce qu’ils croient ? Que je vais me laisser faire aussi facilement ? Ils sont passés par là ils devraient comprendre mes ressentiments. C’est d’ailleurs de leur faute si je goutte à la cigarette, à l’alcool. A force je commets même des actes qui peuvent me conduire en taule. Ils me reprochent de me lever tard, de trainer au lit. Ils ne sont jamais contents, bébé ils m’en voulaient de me lever à 6h et demi. À peine s’ils entendent que j’ai besoin de dormir avec tout ce que je fais la nuit. Il m’arrive d’aller danser mais ce que je préfère c’est rester avec mes amis. On parle d’affronter le monde avec la volonté de vouloir le changer, et pour ça, comptez sur nous on fera tout péter. Heureusement que je suis capable de réflexion. Mon jeune âge ne m’interdit pas de me poser les bonnes questions : « combien je dois faire cracher à papa et maman pour un nouveau pantalon ? » Je suis un adolescent et dans mon cheminement vers ce monde d’ignorant, il me faut faire mes propres expériences, impossible d’agir autrement. Ceux qui auront compris combien l’adolescence peut être angoissante, ceux là auront compris combien pour moi ils peuvent être importants. C’est un passage obligé et la traversée peut durer trop longtemps. J’envisage d’aller jusqu’au bout de ma vie. J’avance dans cette crise pas à pas avec beaucoup de heurts et beaucoup de bruits. Je ne veux pas passer inaperçu. Je veux être vu, je veux être entendu. J’ai des choses à dire malgré tout mes silences. Je ne lance aucun appel j’attends juste qu’on me tende la main sans aucune offense. Parce qu’il faut le savoir, je prends très vite la mouche. Et là je ne sais pourquoi je ne contrôle plus ce qui sort de ma bouche. Faut pas m’en vouloir c’est normal ce qui se passe, ça fait parti de mon développement faut juste que ça se passe. A chaque fois on me renvoi « tu verras quand tu auras 18 ans ». S’ils savaient que de ce genre de message je ne suis pas client. Ils s’évertueraient surement à me parler d’aujourd’hui et non de demain. Ils ne peuvent ignorer que pour un jeune tel que moi, demain c’est trop trop loin. Je suis un adolescent et je ne crois pas que ça soit un problème. Moi je veux juste qu’on m’accepte tel que je suis et qu’on m’aime. Laissez-moi faire ma vie sans me délaisser pour autant. Laissez-moi faire ma vie et surtout ne restez pas indifférent. Je ne veux rien révolutionner. Je suis riche d’émotion que je peine à organiser. Quand je m’agite arrêtez de croire que je suis zamalé. Je me distingue par mes particularités. Je me distingue parce que je veux qu’on prenne en compte toute mon originalité. Alors soyez à l’écoute s’il vous plait, soyez à l’écoute et n’attendez pas que j’appréhende l’arrivée de la majorité

lundi 31 janvier 2011

LE COQ DU VILLAGE


Y Dor koué ?

Ayé, alors à qui le tour, hein, à qui le tour ?? La question n’arrête pas d’être posée chaque jour. Tout avait pourtant si bien commencé pour le petit gosse du quartier. Enfant voué à l’échec il était celui sur lequel on n’aurait pas parié. L’argent pourtant fallait en gagner tout le temps par tous les moyens. L’argent il en fallait pour ne pas être considéré comme un bon à rien. Alors quelques petits chapardages ont permis de construire une réputation, mais heureusement, de petit chenapan il est vite passé à grand champion. Bon fallait pas trop lui demander de causer après chacun de ses combats. Parce que répondre aux questions en bon français ça il ne sait pas. Lui son langage c’est coup de pied, coup de poing, coup de genou. Occasionnellement il rajoute des coups de tibias voire des coups de coudes. L’important c’est de rester debout peu importe si la figure comporte quelques « boubou ». Le gout du sang qui s’écoule. Ce sang qui attise et attire la foule. Le champion ne veut pas en perdre une miette. Qui ose se mettre sur sa route recevra plus qu’un simple uppercut. Deux, trois « taba dan la guèl » pour montrer c’est qui le maître. Pas besoin d’être armer, lui c’est avec son corps qu’il vous fait votre fête. La fête, beaucoup l’ont fait au soir de sa mort, découpé en petit morceau par ces faibles qui le voyaient trop fort. Seul contre tous impossible d’échapper à toutes ces lames. Seul contre tous impossible de ne pas rendre l’âme. Est-il allé au paradis ou en enfer, j’en connais qui consultent déjà marabouts et autres femmes d’affaires. Car qu’on le veuille ou non, eux aussi finiront à six pieds sous terre…

lundi 13 décembre 2010

SABRINA



Y Dor koué ?

Aye, j’ai retrouvé Sabrina, la « cafrine do fé ». Sabrina n’a pas beaucoup changé il faut le préciser. Elle a bien grandi depuis la cour de récré. Elle a pris quelques kilos, normal quand on se laisse aller, mais elle a gardé le même tempérament, le même visage. Derrière ses lunettes de soleil elle est restée aussi sauvage. J’ai juste eu à l’entendre pour me dire « oula mais c’est Sabrina ». Elle arrivait au loin, poussette en main et faisant entendre sa grosse voix. Elle est restée telle que dans mes souvenirs, provocatrice et vulgaire. Une provocation qui ne se limite uniquement pas au vestimentaire, car ce que Sabrina au aussi de très riche c’est son vocabulaire. Sabrina aime les injures, elle en est même imbibée. L’alcool n’est qu’un second allié pour ma copine Sabrina. Si elle pouvait se taire je suis prêt à lui refiler quelques francs CFA. Sabrina est intarissable et quand elle est lancée difficile de pas l’écouter. Depuis toute petite elle s’exprime sans vraiment réfléchir à ce qu’elle dit. Son seul mérite est de pouvoir attiser la foule en faisant beaucoup de bruit. Sabrina hait ceux qui, selon elle sont les responsables de ses malheurs : « le komor ». « Le komor », cet être venu d’ailleurs à qui Sabrina donne tous les torts. « Le komor » n’a aucune excuse, il est coupable même si on devait le déclarer mort. Et Sabrina n’aura aucune pitié pour l’accuser de tous les maux de la société. C’est ainsi que Sabrina voit les choses et ce n’est pas prêt de changer. Dixit Sabrina, « le komor » doit retourner dans son pays, parce que, dit-elle, « le komor » pue, sent mauvais et lui vole son RMI. Sabrina exprime les pires insanités vis-à-vis des comoriens. À coté, « totoche » et « nanguète » sont des caresses donnés à un chien. Sabrina aime à dire qu’il y en a qui sont bien. Heu… les comoriens pas les chiens, mais à condition qu’ils se taisent et qu’ils évitent de croiser son chemin. J’ai retrouvé Sabrina ancré dans son attitude de rejet. Je lui aurai bien jeté un galet mais je ne suis pas sûr de bien viser. Et si en plus je dois me faire arrêter pour l’avoir agressé… La violence faite aux femmes est un sujet d’actualité, alors ce n’est pas le moment de me faire épingler. Sabrina est une femme réunionnaise, une vraie. Une femme libre de débiter ses pensées et tant pis si ça doit blesser. « Le komor » est le bouc émissaire idéal, une plaie, le fautif tout trouvé. Malheureusement Sabrina n’est pas la seule à idéaliser cette horrible idée. Sabrina est une parmi tant d’autres. Elle n’est qu’une parmi les autres. Sabrina ne m’a pas reconnu assis sur mon banc. Prise dans ses railleries, elle n’a pas remarqué le garçon avec qui elle jouait enfant. Au pire si elle m’avait sollicité je l’aurai ignoré sans pour autant être arrogant, car finalement, si Sabrina est aussi conne aujourd’hui, c’est qu’elle a grandi dans un milieu rempli d’abrutis. Sabrina a des enfants…. J’espère qu’ils ne seront pas le reflet de leur maman…

mercredi 27 octobre 2010

RADIO FREEDOM EN CACHET SVP




Y Dor koué ?

Ayé, Freedom est vraiment une radio qui sort de l’ordinaire. Et si je peux dire ça c’est que j’ai moi-même écouté des journées entières. On fait la sourde oreille, genre Freedom non je ne connais pas. Mais faut pas se leurrer, tout le monde connait même celui qui n’entend pas. Alors il y a deux écoles qui s’affrontent. L’école de ceux qui ne font qu’écouter, parfois en se cachant, par honte. Et l’école de ceux qui écoutent religieusement et qui n’hésitent pas à appeler sans aucune honte. Moi je me situe, comme une bonne majorité de la population, dans la première école. De temps en temps je suis ce qui s’y passe, quand, des autres radios, j’ai un véritable ras le bol. Et je me marre, mais je me marre des résidents de la deuxième école. Pas tous quand même, car il y en a qui sont malgré tout censé dans leurs interventions. Ils parlent déjà correctement, sans ce foutu mélange français/créole aux horribles conjugaisons. Ils ont l’air intéressant et on peut penser qu’ils maitrisent un peu leur sujet. Des sujets qui traitent bien souvent de tout et de n’importe quoi. Plus souvent de n’importe quoi, mais ils ont le mérite d’en parler. De toute façon le but de la radio c’est justement de parler de tout sans que ça fasse n’importe quoi. Et le n’importe quoi à Freedom, c’est quasiment une règle, une loi. D’ailleurs on peut aussi appeler Freedom pour tout et pour rien. La radio fait office de service social, de bureau d’information, de bureau des lamentations, de bureau d’objet trouvé en passant par les chats et chiens, d’annuaire téléphonique, de point jeux loto quine, de point rencontre coquine… Bref la radio sert à tout et à rien et ça, la population l’a très bien compris. Par contre, en cas de besoin, je vous conseille d’appeler le jour parce que l’animateur de nuit, lui, il a vraiment l’air endormi. Ce matin j’écoutais Freedom par hasard. Heu oui… faut préciser qu’on écoute toujours Freedom par hasard. Donc, j’écoutais Freedom et je tombe sur cette question d’un auditeur : « oui j’appelle parce que je n’ai plus de courant sur mon secteur… » Et là je me dis : que peut faire Freedom pour ce pauvre malheureux ? Pourquoi il n’appelle pas directement EDF pour avoir ce qu’il veut ? Pourquoi ? Mais pourquoi nom de Dieu !!! Et là l’animatrice le garde en ligne une bonne dizaine de minute comme si c’était un fait dangereux. Ils sont vraiment trop fort ces animateurs que beaucoup apprécie. Ils sont capables de nous faire croire qu’ils sont attentifs à nos conneries. Moi je les vois plutôt se moquer de nous, derrière leur micro anti bruit, en alimentant les ragots et autres histoires à dormir debout. Et le pire c’est qu’ils ont presque réponse à tout. La CAF, la Sécu et autres services, devraient avoir une permanence dans leurs locaux. Si vous êtes en danger, un appel à Freedom peut vous sauver la peau. Sauver la peau des gens c’est aussi ça le crédo de la radio. J’ai le sentiment que ceux qui appellent sont au bord du trou. Si on ne les écoute pas, c’est la catastrophe, ils vont devenir fous. Alors Freedom revêt son costume de super héros. Et avec tous ses disciples la colombe réfléchit à vous sortir la tête de l’eau. Pas d’inquiétude car avec Freedom tout problème a sa solution. Et si Freedom ne peut pas répondre, ce qui est rare quand on lui pose une question, un auditeur se fera le plaisir de vous dire comment faire dans chaque type de situation. Radio Freedom fait parti du paysage radiophonique réunionnais. Impossible de l’ignorer à moins d’être un nouveau né. Et encore, même celui là sera bientôt contaminé. Pour en réchapper il ne suffira pas de tourner le bouton de l’autoradio. Durant la journée il y aura toujours un aficionado pour vous faire regretter de ne pas avoir écouté la radio. Oui le regret c’est ce qu’on ressent quand on rate l’occasion d’écouter la bêtise des gens. Et les champions toute catégorie dans cette discipline sévissent sur radio Freedom

vendredi 22 octobre 2010

LE "GRAND" RAID


Y Dor koué ?

Ayé, ça va transpirer dure. L’appel est de nouveau lancé pour un grand rassemblement qui perdure. La manifestation s’amplifie et prend même de l’envergure. On attend des milliers de bons marcheurs superbement équipés. Paire de baskets dernier cri, réserve d’eau hyper sophistiquée, casquette ou tout autre couvre chef pour bien se protéger, un petit sac de provision alimentaire pour parer à toute éventualité… Oui ça va suer dure pour arriver au bout du parcours. Courir ne sera pourtant pas évident surtout avec ce soleil de plus en plus lourd. Faudra ménager ses efforts quitte à beaucoup se reposer voir même marcher grouper. L’union fait la force mais rester ensemble c’est aussi un bon moyen de progresser. La route est longue et sinueuse, le moral est mis à rude épreuve. Les encouragements ne suffisent pas toujours, surtout quand ceux qui encouragent le font avec boissons fraiches et petits fours. Mais l’engagé est convaincu de sa lutte. Quoi qu’il arrive il faut absolument atteindre le but. La rage de vaincre fait l’unanimité, et c’est valable pour les plus jeunes comme pour les plus âgés. Le « grand » raid finira bien par plier. 163cm de rigidité qui refuse d’entendre actifs et retraités. On a presque envie de lui mettre un bon coup de pied, histoire de lui dire « heps, tu vas nous écouter !! ». En métropole l’essence vient à manquer par la volonté des routiers de faire craquer ceux qui sont au sommet. A la Réunion rien de bien particulier à part ce fait marquant et qu’il faut signaler. L’actualité qui domine c’est cette diagonale des fous, qui chaque année réunit les plus insensés d’entre nous. Une course folle et mythique qui fait la fierté de tous les réunionnais. Une fois lancée il n’y a pas de retraite possible, il faut y aller, l’objectif c’est d’arriver que ce soit en 24h ou en 3 jours. Qu’importe la douleur on y va pas pour appeler au secours. Pour ma part je dis respect pour tous ceux qui iront braver nos montagnes enchantées. 163km du sud au nord et je vous parle pas des dénivelés, j’ai mal déjà rien qu’à y penser. Je vais plutôt me contenter de mon 82cm pour suivre chaque étape jusque l’arrivée. Je suis de tout cœur avec vous les gars, que vous soyez premier ou dernier…

dimanche 20 décembre 2009

ZORDI 20 DESAMB


Y Dor koué ?

Ayé, vakans la rivé, fini alé lékol, fini kass la tèt devan in tablo. 20 désamb lé là alor di zot monmon change la mizik dè ki rente dan loto. Fé pèt l’otoradio si le son y raizonn enkor fason tekno. Bin oui, zordi sé maloya à lonèr è mèm si sé jiss po 24 hèr. Trap in linstriman, in roulèr, in kayamb, 2 boute boi y trènn à tèr, rassamb domoune otour de ou, rèss pa tou sèl, asoir nou lé ente frèr. Pa posib fé sa ? lé pa in problèm, inkiète pa lé jamé tro tar. Dan toute kartié ou va alé nora in tradisyon, in kabar. Rente dan le ron, danse, chante, laiss out kor alé jiska fénoir. Sèt nou fèt sé la liberté, ton liberté, son liberté, mon liberté, noute liberté. In mo ke nou sélèb depui 1848 chak ané mèm si par moman nou la failli oublié. Oublié poukoué nou lé enkor là à profite de ce mo chèrman gagné. Moin lé né lib kom lèr è m’en fou si la loi y empèch amoin dalé é venir kom mi vé. Mon kamarade blan lé pa plis ke moin é sé la ke le changeman y aparé. Fini baiss le zié, fini ète esklav si la tèr nou lé né. Mon zansèt, noute zansèt la batay pou ke nou viv ainsi zordi, san chènn dan noute cou, dan noute pié ni dan noute lespri. Oui zot la batay é mi lé sir ke zote y atann de nou okun merci. Done anou la main, blan èk noir mé pa sèlman jiska soir minui. Alon pa atann retrouv anou rienk kan lané y fini. Le 20 désamb sé in manièr mark le kou paske lé pa posib tou lé jour. Alor zordi défoul maloya dan la kaz, la chamb, la kour. Fé bouge zot kor du plu légé o plu lour. È kom en pliss maloya lé devnu patrimoine mondiale de l’humanité, y vé dir ke nou na enkor domoune pou alé fé dansé. Sèt y koné pa kosa y représente la fèt kaf, le 20 désamb, nou sa vite montre ali koman la Rényon, noute toute y gaign viv ensamb

samedi 19 décembre 2009

ALLER JUSQU'AU BOUT


Y Dor koué ?

Ayé, 2h, voilà le temps qu’il me reste à écouler. Difficile de voir le temps passé surtout après un bon déjeuner. Le sommeil gagne du terrain malgré tout le café déjà avalé. Je lutte sans vraiment résister mais je finirai par craquer, tomber, face contre terre à cause de cette fatigue qui me submerge. Je sais que je me relèverai car je refuse qu’on brule pour moi un cierge. Qu’importe la douleur je veux rester réceptif tel un disque vierge. Les informations se bousculent à la porte de mon cerveau. J’écris au gré de mes envies mais ça va trop vite, c’est chaud. Je peine à comprendre ce qui se dit, je transpire, je suis en eau. La clim est mise, je la sens mais seulement quand je pose le stylo. Mes collègues se sentent concernés, ils écoutent, répondent aux questions. Pendant que je m’imagine chez moi dans la plus agréable des positions, allongé dans le noir, seul, sans bruit perturbant, les yeux fermés, espérant juste rêver de ciel bleu et de nuage blanc. Je veux tout oublier, je veux qu’on m’oubli tel la Belle au Bois Dormant, même si j’avoue ne pas attendre de prince charmant. 2h, voilà le temps qu’il me reste à écouler. Et c’est vrai que 2h c’est long quand on n’a pas envie de rester. L’intervenant, lui, se lâche, il est motivé, c’est impressionnant. A le voir bouger ainsi je me dis qu’il souffre sans doute d’un trouble du comportement. A moins que je ne sois trop en perte de vitesse, pour admettre la réelle lenteur de mes gestes. Reste éveillé, reste éveillé, je m’envoute ainsi chaque minute. Bin oui, j’utilise ce que je peux pour me permettre de toucher au but. Debout, je veux aller au bout de mon engagement, avec cette conviction qu’il me faudra tout donner, sans faire semblant. Plus que quelques secondes avant que je puisse partir. Partir, enfin un désir assouvi, je respire. J’ai vue sur une piscine inoccupée, le ciel, la mer. Je pense à ma famille, mes sœurs, ma mère, mon frère. Je voudrai me blottir contre eux, dans leur bras, les entendre me dire, même si je le sais déjà, que quoi qu’il arrive, ils restent fier de moi

jeudi 3 décembre 2009

TOMBER, SE LEVER ET COURIR



Y Dor koué ?

Ayé, je me suis retenu de lui foutre un bon coup de pied. Tranquille comme à mon accoutumé, je profite d’une pause bien méritée. Pas de cigarettes à grillées, je ne fume pas, je tiens trop à ma santé. Les minutes s’égrainent rapidement, c’est toujours comme ça quand on prend du bon temps. Pas le temps d’apprécier, de se soucier de ce temps qu’on me prend que déjà c’est gâché par l’arrivée d’un misérable à deux pattes. Un énergumène bien énervé qui veut absolument qu’on se batte. « Oué gar, ou fé l’hom, alon souk in kou !! » Bizarre comme tout d’un coup le temps devient lourd, c’est fou. Il s’assoit face à moi jambes écartées, le jeans légèrement déchiré, le tee-shirt salopé par des traces bien incrustées. Il a le regard vif, l’œil du tigre comme dans Rocky. Sauf que lui c’est loin d’être Rocky, c’est plutôt…lui, musclé comme un crayon et prêt à courir au moindre bruit. Mais il me connait l’animal, il sait que je ne suis pas un sauvage. Il connait ma patience, comment je suis capable de rester là à l’écouter verser sa rage. Alors il ose, il se permet, il crache son venin, il trouve du courage. Quel courage ! L’expression ne vient pas de moi mais d’une bande de joyeux improvisateurs, qui savent, eux, se battre avec la plus grande des fureurs, dans le respect de l’autre de manière très théâtrale. Et c’est justement ça la force de ce gringalet que j’ai envi d’envoyer à l’hôpital. Il joue et je trouve même qu’il ne joue pas si mal. Je reste muet face à ses provocations, ça l’irrite, il insulte de plus en plus mais aucun mot je lui réponds. Ses poings se serrent, certainement qu’il est déterminé. En fait c’est ce que je veux, c’est ce que j’attends, alors qu’est ce que tu fais ? Fais moi plaisir, lève toi et marche, viens vers moi. Tranquille comme à l’accoutumé, de moi c’est ce qu’il voit, mais s’il bouge le petit doigt, qu’il lève juste les bras, et tranquille sera juste le souvenir qu’il gardera de moi. Mais j’ai la chiasse en ce moment. Il ne m’a pas donné l’occasion de tester mes chaussures renforcées sur ses dents. Être calme, rester calme en toute circonstance, voilà ce qu’on m’a appris durant mon existence. Je voulais un peu m’énerver, gouter à ce sentiment bien particulier. Lui montrer au moins un court instant qui je suis en réalité pour qu’il garde en mémoire que le sourire souvent affiché, peut laisser place à un visage qu’il ne peut imaginer. Il est resté assis toujours jambes écartées. Il a gâché le film que je me suis fait, où je l’ai vu se plier en deux pour me supplier. Le jiu-jitsu pas sur qu’il connaisse, et pourtant j’aurai voulu lui montrer les clés possibles avec ses propres tresses. Dommage, il a raté là l’occasion d’apprendre quelque chose, surtout que je lui en veux d’avoir ruiné ma pause. Tranquille comme à mon accoutumé, devant lui je suis finalement resté planté. Lui, il est resté encore un moment avant de s’en allé. Je l’ai vu détaler comme un lapin lorsqu’il a compris qu’il pouvait prendre un pain, une main, un poing. Ça court vite quelqu’un qui craint. Je me suis à peine retourné qu’il avait déjà disparu au loin. Il reviendra je le sais, j’en suis même certain. S’il oubli cet épisode je me ferai une joie de lui dire que je n’oubli rien. La conclusion je vais l’écrire avec lui avec de l’encre indélébile. C’est ça le deal, pas de prise de note séparément, trop facile. La lecture n’en sera que plus lisible, sans rature ni Blanco. Pas d’incompréhension au bout du stylo, on prendra le temps de choisir nos mots. Tout sera réglé c’est la promesse que je lui fais. Parce que toujours tranquille comme à l’accoutumé, je garde en tête la merveilleuse idée qu’un jour je puisse l’aider…

vendredi 21 août 2009

MA RENTREE SCOLAIRE


Y Dor koué ?

Ayé, moi aussi j’ai fais ma rentrée. Une rentrée mûrement réfléchie et surtout très bien préparée. Je me suis réveillé tout excité à l’idée de retourner me former. En même temps, pas évident quand on n’a pas ciré les bancs de l’école depuis plusieurs années. J’ai vérifié une dernière fois que je n’avais rien oublié. Mon gouter est bien là dans son papier alu bien emballé, sans oublier la dose de vitamine avec le classique petit jus bien fruité. Ah j’allais oublier mes bons vieux stylo 4 couleurs et tous mes cahiers. Ça aurait été bête de faire preuve de manque de sérieux en arrivant sans mes affaires au complet. Le premier jour est toujours le plus important lorsqu’on retourne étudier. Les premières heures de cour donnent le rythme pour le reste de l’année. Soit on se laisse aller à faire le mariol juste pour se faire remarquer, soit on se fait discret en essayant au maximum de rester motivé. Les échéances vont tomber comme des mouches, je sens que je vais stresser. On m’a donné un calendrier des travaux à rendre en me disant de ne pas me précipiter. Oui je veux bien mais comment faire quand je vois tout ce qu’il y a à travailler. Et pourtant impossible de faire autrement si je veux sortir de là diplômé. Je connais quelqu’un qui clôture, elle, sa dernière année. Je me dis qu’elle a bien la chance d’être sur la fin de sa scolarité. Pour elle pas de passage en classe supérieur juste un aboutissement, presque une finalité. Face à elle une dernière ligne droite que je lui envi moi qui vient à peine de commencer. Moi aussi j’atteindrai les sommets même si pour ça faut que je marche nu pied. Pas à pas j’arriverai au bout du chemin que je me suis fixé. Je ne vais prendre aucun sentier, ce genre de raccourci où l’on se laisse facilement entrainer. Le grand méchant loup ne se cache pas seulement dans la forêt, il traine aussi ici et là mais moi je ne vais pas me laisse manger. Je sortirai encore vainqueur de cette épreuve, je vous garantie que je vais triompher. J’ai fais ma rentrée et finalement je me demande si après ça je saurai m’arrêter

lundi 20 juillet 2009

DE LA VIE A LA MORT


Y Dor koué ?

Ayé, c’est décidé, j’ai fini d’être de la race des gentils. Moi aussi je veux faire du profit, épater la galerie. Tant pis si je perds des amis, je sais que ceux qui m’aiment le resteront à vie. A être trop conciliant je me ruine comme neige fond au soleil. Ah le soleil, c’est fou comment pour tout le monde il ne brille pas pareil. Le mien, lui, se fait discret, il ose à peine se montrer, pendant que pour d’autres il brille aux éclats sans se soucier de ce qu’ils ont manigancé. Tromperie, tricherie, duperie, autant de subterfuge pour avoir une vie dorée. Autant de possibilité offerte pour me permettre dorénavant d’avoir la vie rêvée. Je n’aurai plus de pitié pour les faibles et les opprimés. Un club déjà bien garni où je ne veux plus être licencié. Je vais abuser de chaque situation, je vais arnaquer le maximum de gens et peu importe leur position. Qu’ils soient haut placés ou en bas de l’échelle sociale, ils ne verront plus de moi que le coté obscur, ma capacité à faire le mal. Je veux m’en convaincre, je suis un méchant. Un de ceux que tout le monde déteste à coup de blabla bien tranchant. Je n’aurai plus aucun remord. Maintenant c’est moi qui ai raison et les autres auront toujours tord. Je me transforme petit à petit de jour comme de nuit. Pas besoin de pleine lune pour le loup garou que je suis. Quelques valeurs humaines mises de coté auront suffit. Je vais arriver à mes fins je vous le garantis. « Ti rode a moin ta trouv a moin » voilà ce que je me dis. Ne soyez pas surpris en me voyant dans la rubrique faits divers. Car c’est sûr on parlera de moi et pire que ce qui se dit à la Pouponnière. Être salit je connais alors une tache de plus ou de moins, ce n’est pas ça qui me fera réfléchir autrement sur le concept du mal et du bien. Ne croyez pas que je m’exprime là avec de la colère. Non ne croyez pas ça, je veux juste bannir de mon paysage et de mon langage tout ce qui se réfère à l’humanitaire. Je veux de la souffrance dans les yeux, je veux de la douleur dans les voix. Je veux voir pleurer autant que j’ai pu pleurer, que rien ne vienne soulager ceux qui sont dans un piteux état. Je n’ai plus qu’un seul cadeau à offrir, ma haine féroce pour tous ceux qui osent encore sourire. Pire, je leur ferai même la chasse pour les voir davantage souffrir. A vrai dire, si y en a qui pouvait penser à mourir, je crois que je finirai sans doute par en jouir…

mercredi 10 juin 2009

LA COREE AVANT LE GAZON?


Y Dor koué ?

Ayé, je suis enfin en congé. Un repos bien mérité quand on a comme moi, beaucoup travaillé. Malheureusement je me suis rendu compte qu’être en congé ne veux pas forcément dire seulement se reposer. Quand je vois tout ce qui m’attend chez moi comme boulot, je me dis que le travail finira bien par avoir ma peau. Alors 2 choix possibles, soit je fais ce qu’il y a à faire, soit je fais semblant de rien voir et je m’en vais prendre un bon bol d’air. Cette deuxième solution attire beaucoup mon attention. Tellement, que j’aimerai bien me payer un billet d’avion. Direction n’importe où sur cette Terre, du moment que le pays qui m’accueille ne soit pas en guerre. Tiens, d’ailleurs j’irai bien en Corée visiter quelques monuments. Le Nord ou le Sud je m’en fou, ce n’est pas vraiment important. Bin oui, d’ici quelques temps l’un des deux disparaitra de la surface. Alors pour visiter le pays c’est sûr qu’aujourd’hui y a encore de la place. Quand il ne restera que des ruines, tout le monde voudra y aller. Ah oui, c’est tellement beau des ruines, ça donne du prestige au passé. À ce moment là je ne vous dis pas comment les prix vont grimper. Ça va avoir une cote d’enfer, la Corée. Pour l’instant je suis encore à la Réunion, petite île, définie comme intense, perdue au milieu de l’océan. Mais quand je dis « perdue », ça c’est ce que je lis dans les guides pour touristes « zoreil ». Ça donne un genre, une allure, une vision d’une île comme il n’en existe pas deux pareilles. Notre mérite à nous c’est qu’au moins ici on vient pour ce que la nature offre à voir. Du coup je vais me rabattre sur mon pays avant qu’il ne soit trop tard. À force de chercher où aller mes congés ont déjà passé de moitié. La Corée attendra et de toute façon j’ai plus envie d’y aller. Je vais tenter de m’amuser au mieux avant que le taf ne vienne me rattraper. Profiter de chaque instant pour glandouiller, voir les potes, les vrais. Après seulement je verrai comment faire pour mon foutu gazon. Je vais sûrement payer un travailleur pour le couper pendant que je resterai dans mon salon. Au diable la crise, la paresse a un prix. Je vais toutefois demander à mon travailleur d’un jour de me faire crédit. Pas sûr qu’il accepte mais qui ne tente rien n’a rien on m’a dit…

vendredi 22 mai 2009

Y A DES CLAQUES QUI SE PERDENT




Y Dor koué ?

Ayé, il n’y a maintenant plus d’âge pour se faire arrêter. Pour exemple ces enfants de 6 et 10 ans récupérés par la police parce qu’ils avaient volé. On les attendait gentiment à la sortie de l’école, pour leur dire finalement qu’ils vont connaitre pire que les 2h de colle. Ça choque surement certains mais faut pas se leurrer, ils sont capables de tout, ces garnements avec leur petite crotte dans le nez. Tiens posez la question à cet instit poignardé à coups de couteau. Le responsable n’avait que 13 ans et ce bambino entrait à peine dans la catégorie ado. Une mauvaise note, un regard de travers et ça pète un câble gratuitement. L’excuse de minorité atténuera la sentence malgré les ressentiments. La cour d’école est devenue le lieu de rassemblement d’une bande d’enfants bien organisé. On les croit là pour apprendre mais ils ne font que monté des plans, ils ne font que manigancé. Ils ont ce qu’il faut, portable avec kit oreillette, baladeur MP3 avec appareil photo. Et je ne parle pas du Bluetooth qui leur permet d’échanger en un clic chaque petite info. Oui, oui je suis gentil quand je dis petite info, je devrai plutôt dire petit film porno, parce que là aussi il n’y a pas d’âge pour se mater des films fait maison. Bin oui, quoi de mieux que de regarder la copine de classe se faire tripoter pour pas un rond. Et pendant qu’on les croit en train de se raconter des histoires de Winnie l’ourson, ils ne font que se foutre de notre gueule en nous prenant pour des gros cons. Après on s’étonne de leur réaction dès qu’on hausse un peu la voix. Quoi, quoi, quoi, y a un problème ou quoi ? Tu veux que je prenne mon couteau ou tu veux une claque ? C’est comme ça malheureusement de la maternelle à la fac. Déjà qu’à l’école primaire y en a qui sont aussi barbu que le père Noel, forcément qu’ils n’ont pas envie qu’on leur parle comme s’ils étaient à la maternelle. Avant même d’être né ils se considèrent déjà adulte. Avant même d’avoir atteint l’âge de la puberté, ils veulent entrer dans la légende, être culte. Les claques ce n’est plus eux qui les reçoivent, dorénavant ils les donnent en pagaille. Le respect c’est juste un mot pour le dictionnaire, pas pour la racaille qui livre bataille. De quelle bataille on parle, il n’y a qu’eux pour le savoir. Nous adulte on vit sur une autre planète où on ne peut comprendre leurs idées noires. Je me demande bien pourquoi je n’étais pas comme ça quand j’étais enfant. Sans doute parce que mes parents avait davantage leur place dans mon éducation. Et je peux vous assurer que j’en garde encore de sérieux souvenir. Du coup pour ma fille je saurai vraiment quoi faire à l’avenir.

jeudi 7 mai 2009

LECHAGE DE MINOU DANS LE SOCIAL


Y Dor koué ?

Ayé, il se passe des choses bizarres dans un centre de formation de la Réunion. Un centre qui forme des personnes dans le champ du social depuis déjà longtemps. Oui il se passe des choses pas très nettes notamment dans les relations formateur/étudiants. J’ai mis « formateur » au singulier car je cible là UNE histoire bien croustillante. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne se passe rien d’autre dans cet établissement, mais par ces temps qui courent vaut mieux rester prudent. Donc, l’histoire met en cause un formateur et quelques étudiantes. Des étudiantes qui se sont plaint du comportement du formateur en question. C’est un chaud lapin aux dires de certaines. Comme le loup dans la bergerie il a profité de son poste pour avoir des pulsions à la traine, des envies à assouvir, sans doute aussi des fantasmes à la vue de toutes ces femmes. Femmes, je vous aime, chantait Julien CLERC. Lui c’est femmes je vous veux, da moin au moin ène mon dié sègnèr. Du coup il s’est montré très oppressant le bonhomme. Des allusions teintées de sexe, des sollicitations ouvertes, des motivations bestiales en somme. Il voulait s’en faire quelques unes, histoire d’être un homme. L’envoi de messages via le téléphone devait l’aider à en attirer sur son matelas. Il promettait un léchage de minou comme si les filles n’attendaient que ça. Un argument qu’il affectionnait même si rien ne dit qu’il était expert en la matière. D’ailleurs les étudiantes n’ont pas hésité à se plaindre, signe qu’il n’y avait pas de quoi être fier. La direction de la boite est mise au courant, preuves audio à l’appui. C’est une surprise, quoi que le spécimen, bien que discret, a déjà laissé tombé quelques fruits. Les fruits ont pourri sans que personne ne puisse en tirer le moindre jus. Sauf qu’aujourd’hui les faits reprochés ne peuvent plus passer inaperçus. Les éléments sont là, ce formateur est un carencé du sexe, un vrai pervers. Son air tranquille, timide, ne trompe plus personne, il est démasqué. Son vrai visage est apparu au grand jour, il ne peut plus se cacher. Son nom circule dans les bouches et tant que ce ne sont pas ces lèvres, on ne peut être que satisfait car à lui maintenant d’avoir la fièvre. Le mal fait est conséquent, la confiance établit a été mise à mal. Malheur à lui car il saura maintenant qu’il ne peut salir sans ressortir lui-même plus sal. Cela fait maintenant plus d’un mois qu’il est mis à pied sans solde. Les soldes il attendra donc pour les faire, lui qui avait un style presque à la mode. La chemise ouverte sur un toison kaf boulon, faudra oublier. Un t-shirt col roulé en plus d’une cagoule voilà ce qui va bientôt l’habiller

dimanche 8 février 2009

MME VERSINI SAUVEUR DES ENFANTS


Y Dor koué ?

Ayé, parait que Mme VERSINI, défenseure des enfants, compte se plaindre des châtiments corporels infligés à la Réunion. J’aimerai bien qu’on me dise c’est quoi ces châtiments corporels. Des coups de savates, des coups de poings, des coups de bretelle, oui vraiment, je voudrai bien savoir ce que c’est. Paraitrait que la Réunion pilule d’enfants martyrisés. Ah oui, ça fouette tellement à la maison qu’ils finissent tous par être placés. En fait ce qu’il faut savoir c’est que ce sont les parents qui subissent le courroux de leurs enfants. Au fil des générations ils ont fini par prendre le pouvoir sur papa et maman, et dès que ces derniers tentent d’hausser le ton : « koifélààààààà ? », voilà ce qu’ils reçoivent comme réponse à chaque fois. J’ajoute à cela un regard dédaigneux et un peu animosité dans la voix. Du coup papa, maman tentent de remettre de l’ordre dans tout ça, mais les enfants se disent déjà au clair avec la loi. L’autorité parentale est bien mise à mal quand un coup donné attise l’intérêt du service social. Combien de parents se trouvent démunis face aux comportements de leurs enfants ? Combien sollicite de l’aide quand ces derniers foutent le bordel impunément ? Ce qui est sûr c’est que beaucoup de familles n’admettent pas ce genre de situation. Chez eux c’est l’adulte qui commande et on ne négocie pas leur décision. Et si pour ça faut bastonner, faut reconnaitre qu’il y en a qui ne se gêne pas. Ça dresse, certains diront pendant que d’autres se plaindront de ce passage à tabac. C’est sans doute cela que Mme VERSINI souhaite dénoncer. Mais bon, on aura encore l’occasion d’en reparler. En effet Mme VERSINI sera de retour dans le département d’ici le mois de mars prochain. Alors ramassons rapidement fouets, martinets, sabouk, ralonge de courant, savate, ceinture, manche à balai, sabre à canne, burin… bref tout ce qui traine et qui laisserait imaginer ce dont on est capable. La Réunion île propre, voilà l’image qu’on va devoir renvoyer, de nos montagnes à nos sables.

jeudi 22 janvier 2009

FINALE QUARTIER D'IMPRO


Y Dor koué ?

Ayé, le samedi 31 janvier 2009 c’est la finale de Quartier d’Impro. Depuis plusieurs mois maintenant, des intervenants de la Ligue d’Impro (LIR), animent des ateliers pour les jeunes issus de quartiers pas vraiment favorisés. Actuellement c’est la ville de St-Denis qui est instigateur du projet. Un projet qui a vu les quartiers Les Tamarins et du Bas de la Rivière, s’entrainer longuement durant une bonne partie de l’année dernière. Des entrainements qui ont permis aux jeunes filles et garçons de travailler joyeusement leur jeu d’improvisation. Quelques matchs leur ont permis de se confronter à un public averti. Quelques matchs qui ont parfois eu lieu devant des parents fièrement surpris. Surpris devant des jeunes, leurs enfants, aux caractères bien trempés, mais à l’esprit très imaginatif et riche de créativité. Après bien des préparations, les voilà donc rassemblés pour une soirée finale. Ils vont être à l’honneur à la Fabrik, qui n’est pas une usine mais une salle. Une salle qui n’accueillera que ceux qui auront caler leur réservation, car ces jeunes endiablés joueront pour un public muni d’invitation. Bien entendu leurs parents seront de la parti. Un bus sera même alloué pour les accompagner devant leur petit chéri. Ce sera la finale, une façon grandiose de clôturer ce 1er Quartier d’Impro. Début des festivités à 19h avec un tournoi de qualification en trio. A 20h la finale suivra après qu’ait été diffusé quelques vidéos et photos. Des clichés qui raconteront ce qu’a été le Quartier d’Impro, mais surtout ce qu’a été le plaisir trouvé par ces jeunes saloupios, à venir s’amuser après l’école ou pendant les vacances. 2 quartiers vont se retrouver dans la patinoire le croupion en transe. Ils vont jouer et gageons qu’on verra beaucoup plus de mieux que de pire. Mais qu’importe de toute façon car selon leur devise, différente de celui de la LIR, il y aura « un minimum de rigueur pour un maximum de plaisir ». Rendez-vous donc le 31 janvier à la Fabrik à St-Denis , pour supporter ces jeunes qui sauront faire preuve de drôlerie.