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samedi 2 octobre 2010

A PIED JE ROULE PLUS VITE


Y Dor koué ?

Ayé, ma voiture m’a définitivement lâché, la garce. Et dire que j’ai déboursé pour un contrôle technique en mars. Marcher, voilà ce qui m’attend à partir de maintenant. Pour un sportif tel que moi ce n’est pas alarmant, mais je risque d’arriver encore plus en retard à mes rendez-vous. C’était déjà bien compliqué avant alors comment ça va être sans mon 4 roues. « Roule n…… ton nénène !!! », j’ai beau insisté mais elle ne veut vraiment pas démarrer. Raison suffisante pour que je l’abandonne dans une casse. Je ne veux même pas savoir si elle est réparable la garce. J’irai au bout de ma démarche tant pis pour elle. Je ne vais pas me gêner pour la remplacer par une nouvelle. J’irai me chercher une Polo voire même une Volvo car plus jamais je roulerai encore en Saxo ou en Twingo. Pour avoir la voiture de mes rêves, seule certitude, je n’ai pas intérêt à cumuler les jours de grèves. Y en a beaucoup qui sont dans la même logique que moi. Après deux mouvements sociaux dans le même mois ils ont préféré cette fois-ci manifester le samedi. Il faut au moins ça pour pouvoir se payer une petite Audi. C’est couillon comme raisonnement mais c’est un discours valable pour les travailleurs, car on sait tous très bien que les bénéficiaires du RMI ont plus aisément accès à ce bonheur. Pour ma part je suis loin de toucher à ce bonheur tellement je suis au cul comme Jobbe. Rien à voir avec le fait de pas bosser, j’ai même un excellent job. Mais à trop vouloir plus, toujours plus, à la fin je n’ai dans les mains que le résidu. Heureusement que dans cette vie bien matérielle, Il y a des êtres, un être qui vous ramène au plus important, à l’essentiel. La vie est belle et je le vois chaque jour. Je jouis d’un bien difficilement quantifiable et qui ne s’achète pas : l’amour

mercredi 22 septembre 2010

OH MAMIE...


Y Dor koué ?

Ayé, il n’y a pas que les jeunes qui ne respectent plus rien. Ce matin je me suis arrêté dans une boulangerie pour calmer une grosse faim. Après un mois de jeûne, il est bon de se faire plaisir avant d’aller au boulot. Hmm que c’est appétissant tout ça, allez soyons fou, j’opte pour un « ti pain choco ». Je fais la queue comme tout le monde et devant moi à peine deux personnes. En patientant je fais mon sérieux en pianotant sur mon téléphone. Et pour répondre à certains, non je n’ai pas encore le dernier Iphone. Oulala, c’est déjà mon tour, à moi la chocolatine et le caprissonne. Je m’avance pour passer commande de mon « ti pain » chocolat, et voilà que déboule devant moi un bout de femme que je qualifierai de poids. Même pas elle me regarde et demande direct 2 baguettes à la boulangère. Celle-ci gênée me voit m’agacer derrière la grand-mère. Bon je fais une pause sur la suite des évènements… Parce qu’il s’est passé beaucoup de chose dans ma tête en même pas 10 secondes. Je me suis vu l’attraper par les cheveux cette mamie. Il lui en restait plus beaucoup mais tant pis. Je vais lui arracher sa coiffe et m’en fou si elle crie. Déjà que je lui donne volontiers la place assise dans le bus, faut pas qu’elle croit pouvoir tout avoir sans que je réagisse. Être une vieille ne justifie pas qu’elle me grille la politesse. Un petit « s’il vous plait Mr» lui aurait évité d’avoir mes pieds aux fesses. En 10 secondes j’ai oublié d’être gentil. Je me suis vu lui faire un croche-pied au cas où elle oublie de dire merci. Oh vous êtes tombé madame, désolé je n’ai pas fait exprès. Et qu’elle ne me demande pas de la relever, elle risque de perdre la totalité de son dentier. Mais à la voir hurler ainsi j’ai bien l’impression qu’elle doit avoir mal. Madame, ça va ?? Oh madame, ça va ?? Je vous trouve bien pâle. On ne se rend pas compte mais c’est très fragile à cet âge là. Encore un peu et elle ne se serait pas fait prier pour me claquer dans les bras. Irrespectueuse jusqu’au bout la vieille, faut vraiment s’en méfier. Si je la chope de nouveau à me devancer sans demander, pas sûr qu’elle ait le temps d’apprécier ses baguettes. Du pain elle en mangera mais ce sera alité et avec une pipette. Oui il s’est vraiment passé beaucoup de chose dans ma tête en 10 secondes. Alors pour en revenir à la suite des évènements, la petite vielle a pris sa commande et s’est cassé sans ce fameux merci. Le temps que je tourne la tête et elle était déjà partie. Encore surprise et un peu embêtée, la boulangère m’a enfin servi mon pain choco. Quoi dire de plus à part qu’il a fallu de peu pour que je me la joue un peu salaud. La journée avait bien commencée et je ne vais pas la gâchée à cause d’une mémé. En 10 secondes je me suis vu corriger son insolence de personne âgée. J’ai vu tout un film se jouer en format full HD. Si elle avait au moins vu le 1er épisode, certain que mémé se serait retenue de me doubler pour une baguette chaude. Mais je suis d’accord avec vous, ce ne sont pas des manières à faire à grand-mère. D’ailleurs je ne lui fait aucune remarque malgré ma colère. J’ai mis ça sur le compte de l’âge. Comme quoi ce n’est pas parce qu’on vieillit qu’on devient plus sage…

dimanche 15 août 2010

BON RAMADAN



Y Dor koué ?

Ayé, qu’importe le temps, qu’importe la saison, que la nuit soit trop courte ou le jour trop long, tu seras toujours chez toi dans ma maison. Entre, vas-y, prend place dans mon salon. Ne t’inquiète pas, ici aucun lézard, même pas du cochon. On s’était quitté il y a un an à peine, sans verser de larmes ni même un « je t’aime ». Juste un au revoir à la nuit tombée, en promettant de se revoir, inch’Allah, sans se faire prier. La dernière fois qu’on s’était vu, je l’avoue, je ne te suis pas resté fidèle et ce n’est pas tout. J’ai aussi profité de la situation pour braver tous les interdits. T’as bien tenté de me raisonner, de me rendre moins indécis, je n’ai pas été digne de toi bien que tu ne m’as rien dit. Aucun reproche, aucune accusation, en silence tu m’as observé. J’ai raté le coche je le sais mais pour moi plus rien ne comptait, à part moi, et mon plaisir jamais satisfait. Ah si seulement j’avais su t’écouter. Il n’est jamais trop tard si j’en crois tes écrits. D’ailleurs c’est bien toi qui me l’avait promis, tu reviendras me voir car toi et moi c’est pour la vie. Qu’importe le temps, qu’importe la saison, que la nuit soit trop courte ou le jour trop long, tu seras toujours chez toi dans ma maison. Entre, vas-y, prend place dans mon salon. Ne t’inquiète pas, ici aucun lézard, même pas du cochon. Je me suis préparé à ta venue, à nos retrouvailles. Je te rassure je n’ai pas fait de folie jusqu’à me mettre sur la paille. T’aime la simplicité, pas besoin de futilité, t’as toujours été ainsi et ce n’est pas prêt de changer. Mes amis, ma famille, tous ont été prévenu. Le ciel s’était déjà montré clément en se mettant à nu. Le croissant de lune, visible, nous a donné un très bel aperçut. Il m’a permis de voir, de sentir ton arrivée. L’avion qui t’amène n’est pas un jet privé, loin de là, mais le confort, le bien être qu’il propose cependant, est accessible à toutes les bourses même aux mendiants. Est-ce que tu m’as manqué je ne saurais te le dire. Je te répondrais sans doute un jour mais laisse moi le temps d’y réfléchir. En attendant, sache que tu le veuille ou non, qu’importe le temps, qu’importe la saison, que la nuit soit trop courte ou le jour trop long, tu seras toujours chez toi dans ma maison. Entre, vas-y, prend place dans mon salon. Ne t’inquiète pas, ici aucun lézard, même pas du cochon. Dans un mois je m’attends à ce qu’on se sépare comme bien souvent. Mais je ne m’en fait plus dorénavant, je sais comment tu es maintenant. Ça a toujours été ainsi, n’est-ce pas Ramadan…

Bon ramadan à tous mes frères et sœurs musulmans

dimanche 6 juin 2010

OUILLE CA FAIT MAL


Y Dor koué ?

Ayé, j’ai ruiné ma jeune carrière de footballeur. Fini les reprises de volley et les tirs de loin le poing rageur. J’ai le genou enflé et j’avoue ressentir une vive douleur. Aie, me touchez pas docteur vous me faites mal. Ouille mais arrêtez ou je fous le bordel dans votre salle. Après quelques clichés radiographiques, j’ai dû attendre qu’on m’annonce le terrible diagnostic. Au bout de 2h je sais que je me suis pété le ménisque. Moi qui croyais que faire du sport était sans risque, j’ai vite déchanté quand j’ai réservé ma chambre à la clinique. Après 5 jours d’hospitalisation je me suis mis de nouveau à courir derrière le ballon. J’ai mis de coté le béton du mail du Chaudron, pour aller savourer le foot sur ce qu’on peut appeler du gazon. J’ai tenu 6 mois à galoper comme un ninja, avant de me rendre compte que je ne courais plus bien droit. Aie me touchez pas docteur vous me faites mal. Ouille mais arrêtez ou je fous le bordel dans votre salle. Après quelques clichés radiographiques, j’ai dû attendre qu’on m’annonce le terrible diagnostic. Au bout de 2h je sais que j’ai un problème de flexum. Un putain de problème qui ne se soigne pas juste avec du Ketum. Je marchais avec une jambe posée sur la pointe des pieds. Difficile de la tendre sans me mettre à crier. Pour éviter de boiter davantage retour sur le billard pour être opéré. Après quelques jours d’hospitalisation, j’ai dû arrêter le foot le temps de la rééducation. Oui j’ai ruiné ma jeune carrière de footballeur. Je n’étais pas mauvais pourtant, j’étais même bon dribbleur. Des buts j’en ai mis, soulevant parfois quelques clameurs. C’était la belle époque où je me prenais pour un super buteur. Mais aujourd’hui le foot, c’est à la télé que ça se passe, ou sinon au stade quand j’arrive à choper une place. Mon genou se porte bien je le soigne à coups d’injections. Un traitement via la mésothérapie qui m’oblige à revoir mes prétentions. Au niveau sportif va falloir que je me trouve une autre orientation. Je garde le foot pour l’émotion à la maison. L’équipe de France me désole avec ses résultats moribonds. Malgré tout c’est bien elle que je vais supporter dès que je me trouve une télévision. Je vais me la jouer Thierry HENRY en gardant la télécommande bien en main. La Chine c’est pour tromper l’ennemi, faut savoir être malin. DOMENECH l’a bien compris en faisant passer ses joueurs pour des bons à rien. Un peu d’humilité ne leur aurait pas fait de mal. Ça aurait évité que les chinois corrigent leur insolence de façon brutale. Moi j’ai ruiné ma jeune carrière de footballeur, mais s’ils se font éliminer au premier tour comme le prédisent certains pronostiqueurs, je crains fort qu’ils fassent l’effort de revenir au pays dès les premières heures…

mercredi 12 mai 2010

A MARIANNE


Y Dor koué ?

Ayé, j’aurai aimé qu’elle reste plus longtemps. J’aurai vraiment aimé mais c’est trop tard maintenant. Oui les gars, à partir de ce jeudi, Marianne ne sera plus à l’entrainement. Je me rappelle de son arrivée, regard fuyant, l’air fragile, une personnalité très attachante qui va malheureusement bientôt quitter l’île. Marianne est des nôtres pour toujours, c’est pourquoi j’espère qu’elle nous reviendra un jour. Il faut qu’elle s’en aille voir du pays, visiter le monde. Ce n’est pas qu’elle veut faire sa blonde, elle veut juste vérifier par elle-même que la Terre est bien ronde. En ligne de mire l’Australie, pays des kangourous. Si tu fais escale par ici, n’hésite pas Marianne, appelle et on se boit un coup. Je préviendrai le groupe pour ne pas faire de jaloux. Et tiens, s’il le faut pour les avoir, j’appellerai même Freedom. On viendra te faire un kiss voire même te dire welcome. On te mettra en tête plein de souvenir avant ce super voyage. Mais dis-toi qu’on te retiendra si la tristesse se lit sur ton visage. Part en ayant à l’esprit la joie qu’on a eu de te connaitre. Désolé encore de ne pas avoir été à ta petite fête, mais le cœur est là pour te dire que tu vas beaucoup nous manquer. Heuuuu… t’es sûre que tu veux t’en aller ??? Bon allez j’arrête, je te souhaite un bon retour sur la Métropole, mais avant que tu partes et que tu prennes ton envol, je tiens à te remercier pour ta présence. Merci d’avoir rigolé avec nous en toute confiance. Merci tout simplement pour tout, et je sais qu’ils sont nombreux à se joindre à moi pour te faire un énorme bisou

mardi 11 mai 2010

JOYEUX ANNIVERSAIRE


Y Dor koué ?

Ayé, le jour J est arrivé, impossible d’y échapper. Je n’ai pas encore tout calé mais tout sera bien prêt. Je m’apprêtais à faire une grande fiesta pour que ce jour soit mémorable. Inviter les amis, tout le voisinage histoire d’avoir du monde autour de la table. Après réflexion je me suis ravisé, je me suis limité à un comité très restreint. Des invités triés et appréciés pour ce qu’ils ont dans le cœur et non dans les mains. D’autres doivent rester au loin, silencieux, presque en apnée. Il n’est pas interdit de respirer mais je refuse qu’ils me gâchent cette journée. Pendant 24h une jolie demoiselle sera à l’honneur. Une princesse haute comme 3 pommes, une vraie douceur. Je craque pour sa peau couleur miel, sa chevelure bouclée qui s’élève vers le ciel. Elle sait l’évènement qui est célébré. Elle le sait pour me l’avoir suffisamment répété. J’ai prévu un gâteau et 3 bougies à souffler. J’ai aussi prévu quelques cadeaux à déballer. Ah ça les cadeaux elle adore. Pour en avoir elle est capable de crier très très fort. Avec ça y a aussi une chanson qu’elle connait déjà par cœur, une chanson qu’elle chantera gaiement en nous entendant la reprendre en chœur. Sera-t-elle heureuse ? je l’espère, car c’est tout ce que l’on souhaite pour sa fille quand on est père. Alors si cette journée peut contribuer à me rendre fier, je ferai tout pour qu’elle ait le plus beau des anniversaires…
Bonne anniversaire ma fille

samedi 24 avril 2010

OH MON DIEU!!


Y Dor koué ?

Ayé, je me demande si Dieu existe vraiment. Durant toute mon existence on m’a parlé de lui comme bienveillant. De quel pouvoir jouit-il ? Je n’en sais rien mais il serait, à ce qu’on dit, tout puissant. Moi impuissant je suis resté face à ce qu’on m’a décrit. J’ai cru fortement en lui en le priant chaque nuit. Je lui ai confié un mot, une phrase, une histoire à chaque fois, en espérant qu’il m’écoute, qu’il m’entende de n’importe quel endroit. Je regardais chaque étoile en me disant : tiens il est peut être là. Là dessus je m’endormais rêvant de ces vierges promises dans l’au-delà. Le réveil est rude je ne l’imaginais pas aussi brutale. La réalité lève le voile sur mes croyances encore au stade fœtal. Dieu aurait accouché de cette planète avec l’idée d’en faire un monde parfait, mais telle une comète il a filé pour disparaitre définitivement dans la voie lactée. Ceux qui l’auraient vu se demandent encore s’ils n’ont pas rêvé. Va-t-il revenir, quand, où ? Certains me conseillent de prendre rendez-vous. Parait même qu’il m’attend par-dessus les nuages, habillé de blanc et fidèle à son image. Les sages qui l’accompagnent témoigneront de mes actes sur Terre. Qu’ai-je fais de bon pour mériter de les rejoindre, eux mes frères ? Pas grand-chose je dirais si je regarde bien en arrière. La place est chère, faudrait que je sois plus convaincant, mais si Dieu veut que j’ai pour lui de meilleur ressentiment, il devra se montrer lui aussi, plus entreprenant. Jusqu’à ce que je devienne poussière, j’attends de lui qu’il se conduise auprès de moi comme un père. Un père qui ne laisse pas son fils loin derrière sans donner de nouvelle. Un père qui arrête de lui murmurer : si tu veux me voir lève la tête au ciel. J’ai beau lever les yeux je ne vois que des tourterelles, des oiseaux épris de liberté et qui ne cesserait de voler pour un Dieu imaginaire. J’ai le regard sombre, l’esprit critique face à toutes ces idéologies planétaires. Y a-t-il une vie après la mort je ne me pose plus la question. Je veux mourir en ayant bien vécut c’est là ma seule conviction. Dieu me punira surement pour mes écarts, mais s’il est aussi clément qu’on veut me faire croire, alors il me pardonnera de ne pas mettre en lui tous mes espoirs…

mercredi 7 avril 2010

IMPRIME MENTHE!! NON CA MARCHE PAS



Y Dor koué ?

Ayé, j’ai plus d’encre dans mon imprimante. J’ai même plus les moyens de faire sortir une page en noir et blanc. J’avais investi dans une formule tout en un, un produit très intéressant, totalement hors du commun, qui m’a jusque là satisfait à tous les niveaux. Mais là je ne peux même plus lui confier le moindre mot. Je me disais bien que j’aurai dû continuer à tafer tout seul, en solo. Tout faire manuscrit, à la pointe du stylo. Bordel, je ne sais pas comment je vais m’en sortir. Ok, restons calme, gardons le sourire, doit bien y avoir un moyen d’imprimer ces putains de papiers. Bon il est où le problème ? Commence à faire chier…. Je vais tout péter si ça continu ainsi. Je vais tout cramer, les papiers, l’imprimante et même l’ordi. M’en fout si je ne rends pas mon taf à l’heure prévu, de toute façon comme c’est parti je suis foutu. Y a pu rien qui marche dans cette baraque. Ça y est je déprime, oui je crois que je craque. Vas y dégage saleté d’imprimante de merde. Je vais te jeter par dessus la falaise en espérant que tu t’écrases comme une merde. Je veux même plus te voir trainer au fond de mon bureau. De mon travail aujourd’hui c’est toi le bourreau. Je vais te remplacer crois moi et je n’aurai aucun regret. T’as pas été à la hauteur de ta renommée et dire que je t’ai achetée. J’aurai pu faire jouer la garantie mais t’es plus toute jeune, t’as dépassé l’âge limite si j’en crois le formulaire qui te concerne. Bon allez ça suffit sors de ma vue tu m’agaces, je vais me changer les idées avec un Schweppes et de la glace. Je ne sais pas ce que je ferais après, ça dépendra de mon humeur, mais si je veux rester sérieux va falloir que je pense aller voir un imprimeur. Dans mon voisinage y a que des vieillards qui marchent encore avec leur livret A. La technologie ils ne connaissent pas, alors ce n’est surement pas à eux que j’irai confier ma clé USB. Je risque fort de perdre totalement toutes mes données.

samedi 3 avril 2010

LE LION DES CAMELIAS


Y Dor koué ?

Ayé, Jean-Pierre POTHIN est jugé cette semaine pour le meurtre du « Lion ». Bin oui, pour ceux qui ne savaient pas y avait un « Lion » à la Réunion. Aux Camélias plus précisément parce que c’est bien là qu’il faisait régner sa loi. Mais ça c’était à l’époque des gros bras, des nervis comme on dit. Aujourd’hui c’est bien fini, oui bien fini le temps où les grands tapaient les petits. Depuis le 25 Aout 2008 Thérinca est en mode disparu et on n’arrête pas de parler de lui. De Jean-Pierre POTHIN aussi d’ailleurs mais lui ce n’est pas pour les mêmes raisons. Bref cette histoire est loin d’être terminée vu la passion que suscite encore le « Lion ». Suffit de lire ce qui se dit entre chaque clan sur le net. Les commentaires fusent de partout et pas sûr qu’un jour ça s’arrête. Beaucoup de « totoche » et de « fé boure… » dans ce qui se renvoi, comme si les gros mots étaient nécessaires pour faire entendre sa voix. Presque 2 ans après on voit bien que la colère n’est pas retombée. Avec le procès de Jean-Pierre POTHIN va encore y avoir des mots de lâchés. Et ce quelque soit le jugement prononcé. Qui va regretter quoi je ne sais pas. Peut-être que Jean-Pierre POTHIN regrettera d’avoir tué Therinca. En même temps si ce dernier n’était pas venu devant sa case on n’en serait pas là. En fait ce qu’on peut regretter c’est que cette histoire ne serve vraiment de leçon, à tous ces moutons qui envisagent de régner maintenant à la place du « Lion »

vendredi 2 avril 2010

LES AMIS DEPRESSIFS


Y Dor koué ?

Ayé, il pleut des larmes sur ma guitare
Mes cordes vocales m’accordent une note d’espoir
Je veux m’en sortir, partir, quitter ce monde maudit
Me mettre à l’abri de cette folie qui m’envahie
Il faut que je m’élance en total paranoïa
Dans ce vide immense qui me tend les bras
Le nœud se resserre mais j’ai l’œil encore vif
Pour voir la vie avec le même regard que mes amis dépressifs
Je ne crois pas en la mort
Je ne crois pas en la vie
J’ai des médocs injectés dans le corps
Le diable a fait de moi son paradis
Mais c’est bien le divin qui m’a jeté un sort
Une musique douce raisonne dans ma tête
J’entends des voix, des gens qui font la fête
Quoi, qu’est ce que vous faites laissez moi tranquille
Je ne suis pas débile sortez moi de cet asile
Docteur ayez confiance donnez moi une chance
Mon ignorance mérite une sentence mais pas la potence
La société a fait de moi un être à part, un intrusif
Alors qu’ils sont nombreux à faire partie de mes amis dépressifs
Je ne crois pas en la mort
Je ne crois pas en la vie
J’ai des médocs injectés dans le corps
Le diable a fait de moi son paradis
Mais c’est bien le divin qui m’a jeté un sort
La guérison est proche suffit que je tombe
Que je me laisse aller à péter comme une bombe
J’ai l’esprit embrouillé impossible de crier à l’aide
Je n’imaginais pas être autant sur la corde raide
Des étoiles qui scintillent suis-je enfin au ciel
Mon visa est périmé faudra négocier avec l’archange Gabriel
S’il ne me laisse pas entrer je vais vite devenir agressif
Car tels mes amis dépressifs je ne suis pas aussi inoffensif
Je ne crois pas en la mort
Je ne crois pas en la vie
J’ai des médocs injectés dans le corps
Le diable a fait de moi son paradis
Mais c’est bien le divin qui m’a jeté un sort
J’ai une solution à tous mes problèmes
Qu’importe l’équation je saurai faire preuve de stratagème
Et si la mort décide de me poursuivre toute ma vie
Mes amis dépressifs sauront lui faire face en vrai nervis