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mardi 21 juin 2011

LE TEMPS PERDU


Y Dor koué ?


Tout est question d’organisation on m’avait dit un jour. Il faut mettre de l’ordre même si pour ça il faut faire preuve de bravoure. Ne rien laisser au hasard, s’assurer que tout est bien calé. Chaque chose à sa place comme dans un disque dur fraichement installé. Éviter qu’un intrus vienne vous faire admettre tout imprévu, ne pas se faire avoir sinon c’est la perte d’énergie, la bévue. Le temps nous entraine sans qu’on puisse l’arrêter. Impossible de s’y soustraire sans rien regretter. L’oubli s’active à se faire accepter dans cet espace brillamment ficelé. Les regards se portent ailleurs plutôt que sur l’essentiel, la vérité. Une vérité qu’on peine à voir car trop épris par des projets bien ambitieux. Tout est là pourtant, à portée de main et prendre ne ferait que rendre heureux. Rester simple, juste rester simple, pourquoi chercher à faire plus. S’aventurer dans autant de chemin ne peut apporter le bonheur absolu. L’important est là sous des yeux admiratifs. Arriver à voir ce qui est donné sans retenue, rester attentif. Arriver à prendre ce qui est partagé par les mots, par les gestes, tous ces moments délaissés quand il aurait fallu les enlacer sans conteste. Tout est question d’organisation on me l’avait dit un jour ; Je ne sais plus qui, je ne sais plus quand, d’ailleurs quelle valeur a ce discours. Vivre l’instant présent en se souciant de ces attentions. Laisser le temps suivre son cours en ayant qu’une unique intention, savourer chaque minute passée sans se retourner vers ces futilités. Prendre le temps d’être avec la personne qui vous aime en toute fidélité…

mercredi 1 juin 2011

MISS REUNION 2011




Y Dor koué ?

Oulala, j’entends déjà les critiques et autres encouragements fusés. Les encouragements bien entendu, viendront des familles fières de leur fille bien aimée. Les critiques comme chaque année viendront des autres, des gens comme vous et moi. Les filles sélectionnées on va les scruter à la loupe de haut en bas. Elles ont intérêt à bien se raser les dessous de bras parce qu’on ne va rien rater. Et si il reste quelques boutons maléfiques sur le visage, un conseil faites péter. Antenne Réunion vient de dévoiler les 12 candidates en lice pour le titre de Miss Réunion. Un titre extrêmement convoité si j’en crois le nombre de filles venues aux présélections. Malheureusement ou heureusement il n’y a que 12 qui défileront devant le jury. 12 belles plantes sur pieds qui vont essayer de charmer un public encore indécis. Tout le monde a sa petite idée de qui va être la Miss Réunion. On a nos critères de beautés pour choisir celle qui bénéficiera du billet d’avion. Un vol direct vers la Métropole pour représenter son île au mois de décembre prochain. Depuis Valérie BEGUE la Réunion n’a pas eu accès au tableau final. De belles prestations mais rien qui nous mène jusqu’au bout du spectacle. Comme chaque année je vais vous lister mon trio gagnant. En 2ème dauphine la candidate numéro une Laurianne Valmont. En 1ère dauphine la candidate numéro 4 Elisabeth Idoumbin-Moutin. En tout cas entre la 1ère et 2ème dauphine ça va se jouer à un petit rien. Et la grande gagnante de l’élection Miss Réunion 2011, celle qui va tout rafler, c’est la candidate numéro 11, Marie PAYET. Pour les autres je crois qu’il va falloir prendre rendez vous pour un autre casting…

dimanche 29 mai 2011

DISPARAITRE A LA POSTE


Y Dor koué ?

A la Poste il règne un air de déjà vu. Une ambiance habituelle, une manière de travailler bien connue. A la Poste le client n’est pas un roi. De toute façon s’il est là c’est qu’il n’a vraiment pas le choix. Personne n’y est par envie ou parce qu’il a du temps à perdre. S’y rendre relève plus de l’obligation, la tuile énorme, la grosse merde. Et quand on y est c’est comme une maison qu’on connait comme sa poche. On sait où trouver chaque meuble, pas très beau et les guichetières, très moches. A la Poste on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de personnel. Si, si, il y en a, il y en a même à la pelle. En fait ils sont tellement nombreux qu’ils ne savent plus quoi faire. En tout cas ils ne font pas ce qu’il faut pour satisfaire le client en colère. Venir à la Poste c’est accepter l’idée de faire la queue longtemps, très longtemps. Je vous conseille de dire au revoir, voire même adieu à votre famille, vos enfants. Prévoyez une bonne barquette à manger et de l’eau, beaucoup d’eau. Prévoyez même une chaise ou un lit surtout s’il est transportable de dos. La lampe de poche est justifiée au cas où la nuit venait à tomber. Mais pas trop d’inquiétude à ce niveau, la Poste est suffisamment éclairée. Si vous ne craignez pas de rester debout c’est parfait, soyez juste patient, un jour ou l’autre vous finirez par avancer. Pas la peine de vous mettre en colère ça ne règlera pas le problème. D’ailleurs la Poste n’à que faire de vos jérémiades alors restez zen. Ils sont capables de se mettre en pose quand arrivera votre tour. Le postier est rancunier et il sait que vous reviendrez un jour. Enfin si déjà vous sortez vivant de cette expédition. Ça fait 4 ans que je ne retrouve plus mon chat. J’ai cru qu’on me l’avait enlevé pendant que je regardais Koh-Lanta, mais je sais maintenant qu’il doit être égaré dans une Poste du quartier. J’irai bien le chercher mais à la Poste j’ose même plus y mettre les pieds. Point positif c’est aussi à la Poste qu’on retrouve ses vieux amis. Des amis qu’on croyait perdus mais qui en fait font la queue depuis des décennies. Alors on en profite, on se raconte nos petites histoires d’antan, quand on embêtait les gens avec nos conneries d’enfants. On se raconte ce que l’on est devenu depuis tout ce temps. Comment nous, on a réussis à aller de l’avant, et pourquoi d’autres ont pu finir en prison. La Poste c’est vraiment l’endroit rêvé pour se perdre dans ses pensées. Il arrive qu’on se rappelle du pourquoi on s’est déplacé. Un timbre, un mandat cash, un coli à récupéré, ou peut-être une lettre en recommandée. Mais s’en souvenir ne veut pas dire que vous allez avancer. Celui qui est juste devant, vous a déjà souhaité deux fois la bonne année. Car c’est ça la dure réalité, on est à la Poste les gars et on n’est pas prêt d’en réchapper

samedi 21 mai 2011

LA FÊTE A MAMAN


Y Dor koué ?

Comme chaque année on va fêter les mères. Oui d’abord les mères, ensuite seulement viendra la fête des pères. La parité aurait sans doute voulue qu’on les célèbre tous deux ensemble, mais pour rien au monde on aimerait que l’homme et la femme se ressemblent. La nature est ainsi faite, l’homme offre les cadeaux, la femme les reçoit. De tout temps de toute façon on a toujours fêté la mère comme il se doit. La mienne j’ai tardé, trop tardé à lui offrir de superbes bouquets de fleurs. Elle aurait aimé je le sais. Elle aurait aimé que je lui fasse un petit achat avec mon argent économisé. Elle aurait aimé n’importe quel cadeau car elle n’est pas difficile ma mère. Elle a suffisamment galéré pour ne pas réclamer des présents d’hommes d’affaires. Sauf que moi mes cadeaux à moi c’était sueur froide et bien souvent des cris de douleurs, quand ce n’était pas des pleurs parce que j’étais l’image même de la déception. Un fils ingrat qui préférait la rue à la vie de famille à la maison. Pas évident d’y rester quand les potes vous interpellent façon « y Dor koué ? Alors tu descends ». C’est comme à l’armée, quand on vous appelle il faut répondre présent. Jouer à la bonne marmaille ça donnait plus mauvaise réputation. Honte sur toi surtout si ta mère crie ton petit nom par le balcon. Alors sitôt descendu on courrait vite sur le terrain du collège, parce que très vite nos mères étaient tentées de nous prendre au piège. Mes sœurs, alors en école primaire, se chargeaient loyalement de faire le nécessaire. Quelques beaux dessins et autres poésies ramenés faisaient largement l’affaire. Mon frère lui avait mieux à faire que de soucier de la fête des mères, parce que tout comme moi il en voulait à la Terre entière. On s’est bien défoulé depuis, c’est bon on s’est dégagé de toute notre colère. On a pris quelques années supplémentaires, on a vieilli, on s’est assagi, mais une seule évidence, notre mère est restée aimante pour mes sœurs, pour moi, pour lui. Un amour unique et grandissant qu’elle a maintenu pour tous ses enfants. Un amour qu’elle a su donner et partager sans réclamer le moindre franc. J’ai beaucoup de regret et bizarrement elle ne m’en veut pas. J’aimerai rattraper toutes ces journées perdues, lui dire pardon pour ne pas avoir été là. Absent quand il fallait juste lui dire bonne fête maman. Autant d’absence qu’elle a su excuser chaque jour, chaque année durant. Pas de petits mots signés comme dans un carnet de liaison. Que des gestes d’attentions au dehors comme à la maison. Elle est venue, je l’ai vue et j’ai rien compris c’est ça le problème. Alors avant que la vie ne me fasse son tour de magie je veux dire à ma mère oh combien je l’aime. Bonne fête à vous les mamans et bonne et heureuse fête à la mienne…

jeudi 5 mai 2011

DU RÊVE AU DELIRE


Y Dor koué ?

Ayé, tout le monde est à sa place, le décor est planté. Samedi c’est soir de match, rien n’est laissé au hasard, tout est calé. Musique d’ambiance pour chauffer la salle pendant que le MC rappelle les informations générales. Le rouge et le blanc vont s’unir 2h durant pour satisfaire un corps arbitral extrêmement exigeant. Les fautes on les connait par cœur, et faire de la prison ne nous fait pas peur. On est aguerri, entrainé à évoluer en toutes situations. On est déjà au taqué, prêt à jouer sans aucune hésitation. Il n’y aura aucun retard de jeu de signalé, ça va déchirer tellement on est motivé. Ceux qui n’auront pas réservé regretteront d’avoir manqué cette soirée. Début du match, le thème est donné d’une catégorie libre, d’une durée de 5mn et d’un nombre de joueur illimité. L’improvisation est mixte c’est l’arbitre qui l’a décidé. Elle aurait pu être comparée mais c’est son choix et on ne va pas discuter. En 20 secondes c’est adopté, on a une idée du plan de jeu. Au coup de sifflet on est ensemble dans la patinoire, notre aire de jeu ; Elle entre avec une posture, une intonation de voix, qui marquent déjà son personnage. Ma gestualité lui renvoi une image, elle lit mon émotion sur mon visage ; On se regarde l’air de pas se voir, on est en accord sur l’action à mener. Le cadre est tout trouvé, on va se la jouer dramatique, un choix du cœur par amour pour cette thématique. Pas de mauvais gout dans nos commentaires. Chaque geste respectera le cadre règlementaire.
Elle en a rêvé toute la nuit, toutes ces nuits, des nuits entières à se voir championne de Ste-Marie. La danse classique c’est tout ce qu’elle a voulu faire. Elle a tout sacrifié pour se faire une belle carrière. En face d’elle je suis le candidat pressentie au titre suprême. J’ai beaucoup d’ambition, je me défini même comme un danseur de l’extrême. Je suis loin d’être modeste, bien au contraire j’annonce même ma prochaine réussite. Elle, confiante en ses qualités, se présente devant un jury au regard noir l’air pessimiste. Elle s’est préparée depuis si longtemps à répéter ses gammes qu’elle s’oblige à rester concentrer, à garder la flamme. En attendant, sur un autre tableau, je patiente en coulisse à me pavaner devant des dames. Je suis sûr de moi, j’ai déjà la tête à la fête qui suivra. Elle s’élance dans sa prestation que je regarde d’un œil narquois. Le jury reste attentif à la justesse de sa chorégraphie. Elle ne commet aucune erreur, c’était déjà son premier défi. Elle peut espérer intégrer l’Académie, envisager son avenir différemment. Elle n’aurait plus à subir les moqueries d’un ami qui ce soir est d’ailleurs absent. A mon tour je me présente devant un jury impassible face à mon air fier. Cette place à l’Académie est pour moi je n’ai pas à m’en faire. Je m’avance avec assurance pendant qu’elle guette de ma part un décrochage. Mon jeu de jambe peut faire preuve de rudesse mais je reste élégant tel un danseur sur un nuage. Mon aisance provoque chez elle de la rage d’autant que des applaudissements viennent clôturer mon passage. Je me vois déjà signer le contrat tant attendu. Dans mon clan c’est l’euphorie et j’imagine que pour elle c’est le coup de massue. Après avoir délibérer longuement le jury convoque les candidats ; Elle se présente tremblante, presque sans voix. Pour ma part j’ai déjà diffusé ma victoire écrasante dans tous les médias. Le jury annonce leur sélection pendant que l’on se regarde. Elle tombe alors à genou en pleure, elle s’effondre. Je reste debout presque ahuri, les yeux dans le vide, pensif. Elle se relève tout doucement, fixant le jury qui a tranché dans le vif. En 10 secondes, elle leur dit merci et s’en retourne en coulisse. Je comprends alors péniblement que j’ai perdu ma place à l’Académie au bénéfice d’une Miss. Inacceptable je me dis, et c’est honteux que je regagne mon camp pendant qu’elle se délecte de ce contrat qui récompense ses années d’entrainements.
Le point sera rouge ou blanc ce n’est pas très important. Du rêve au délire, du délire au rêve il n’y a qu’un pas qu’un groupe d’ami franchit continuellement. L’impro ce n’est pas toute notre vie. Ça reste notre plaisir partagé avec envie chaque lundi. Les catégories vont s’enchainer encore et encore, nous donnant l’occasion de démontrer que l’impro c’est l’alliance de l’esprit et du corps. Le public nombreux, sera conquis comme à l’accoutumé. Il n’en a pas toujours été ainsi à nos débuts à St-André. Tout le monde est à sa place, le décor reste planté. C’est la fin du match et on est content pour les étoilés. Du rêve au délire, du délire au rêve il n’y a qu’un pas. Je ne sais pas pour vous mais moi j’y vais de ce pas…

mercredi 4 mai 2011

A LA CROISEE DES CHEMINS


Y Dor koué ?

Ayé, à la croisée des chemins il se passe bien des choses surtout la nuit. Dans le noir étoilé il y en a qui profite du sommeil des autres pour agir sans bruit. Tels des ninjas ils se faufilent rapidement entre les buissons. Il faut être discret, ne pas se faire remarquer pour mener à bien sa mission. Tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins. La cible ne se doute de rien, il dort avec les siens. Il est loin d’imaginer ce qui l’attend demain à la croisée des chemins.
La croisée des chemins est un lieu diabolique en tous cas pour certains. Là où on y voit que faits maléfiques, eux y voient le moyen de changer le cours d’un destin. L’idée est toute simple, faire en sorte que tous se sentent concernés. Et ça marche car l’être humain reste faible qu’il soit croyant ou athée. Personne n’ose rouler par-dessus cette préparation trop souvent attribuée aux malbars. Une préparation à base de fruits pourris et d’os de poules noires. Un démoniaque mélange délicatement laissé à vue à la croisée des chemins.
La croisée des chemins c’est apparemment là que se retrouvent les dieux. Moi je dirais qu’elle attire tous les démons des cieux, mais à dire cela je risque de me récupérer un cadeau au bout de ma rue. La crainte de l’inconnu engendre des comportements très inattendus. C’est sans doute pour cela qu’il y en a qui passe leurs nuits à surveiller de leur balcon. Ils sont aux aguets, cachés derrière leurs rideaux à jouer les espions. Ils observent le moindre mouvement de leur maison à la croisée des chemins.
La croisée des chemins est un passage obligé. Le petit sorcier made in Réunion croit dur comme fer que son ennemi viendra à y passer. Le sortilège fera alors son petit effet sur le pauvre malheureux. Il va être envouté, pris au piège pour avoir regardé une volaille ensorcelée dans les yeux. Il va subir la colère impitoyable de la déesse « Chiasse ». La chance va l’abandonner à moins qu’il se rende à la chapelle d’en face. Sa guérison dépendra du sachet alimentaire qu’il devra déposer à la croisée des chemins.
A la croisée des chemins il y a ceux qui viennent pour punir. Mais si on regarde bien on verra aussi ceux qui viennent pour se repentir. Le malheur des uns doit absolument faire le malheur des autres. Si je suis dans la merde c’est sûrement de sa faute. Peu importe pourquoi et comment ça ne peut pas être autrement. Quelle souffrance quand je vois autant de vie chez mon voisin. Qu’il savoure en silence, cette nuit je lui exprimerai ce que je pense à la croisée des chemins

jeudi 21 avril 2011

QUE DIEU TE PARDONNE


Y Dor koué ?

Ayé, après 11 jours d’audience le verdict est enfin tombé. Juliano VERBARD a prit 9 ans et selon Alexandre ce n’est pas cher payé. Au cumul des condamnations ce gars là aura pour résidence principale une prison, mais dommage pour lui il ne pourra pas avoir qui il veut dans son salon. D’ailleurs le service pénitencier ne lui laissera pas le choix de ses colocataires. Ses geôliers vont même se faire le plaisir de lui caler des visites aux heures de prières. Il doit maudire le jour où il a cru voir la vierge dans la fumée du joint qu’il tirait. Casanova AGAMEMNON lui-même ne serait pas allé à de telles visions insensées. Lui au moins il a tenu son rang, il a fait honneur à sa réputation, il est resté au premier plan sans aller jusqu’à baisser son pantalon. Juliano VERBARD a voulu se la jouer grand bandit et résultat il va croupir en prison pour la vie. Les jurés l’ont désigné coupable avec quelques uns de ses compères. Tant pis pour lui, il avait qu’à être athée ça lui aurait évité ce type de galère. Il a fait beaucoup de mal et c’est normal qu’il paie pour ses crimes. Et s’il pense avoir été élevé au rang de star faut qu’il sache qu’il ne mérite pas qu’on l’honore avec un film. On a suffisamment écrit sur lui faut qu’on passe à d’autres sujets de discussion. Tiens, le thème « les réunionnais assistés » attise déjà beaucoup les passions. Allez salut Juliano, bon courage et rendez vous dans 30 ans. Profites en pour te repentir et embrasse Marie pour moi si tu la vois pour de bon…

mardi 12 avril 2011

RECHERCHE MAISON


Y Dor koué ?

Ayé, c’est fou comment des propriétaires peuvent louer chers leurs taudis. Nichés dans des zones à risques infestés de moustiques les maisons sont hors de prix. Même avec une aide au logement y a pas moyen que j’y mette un doigt de pied. De toute façon l’État me refuse tout aide sous prétexte que je me lève tous les matins pour aller travailler. Après y en a qui sont pas mal mais pas mal du tout, mais si c’est pour crécher tout près des nuages je ne suis pas d’accord du tout. J’aurai l’air frais c’est sûr et le climat idéal pour rester sous ma couette. Et quand je serai debout j’irai à la chasse me faire quelques bêtes. Je ramènerai quelques tangs, peut-être si je m’y prends bien. Au pire je me ferai quelques chats ça passera en civet vu sa ressemblance avec le lapin. Mais pour l’instant la vie civile et citadine ne me dérange pas. Alors cette maison j’aimerai qu’elle se situe sur le littoral, dans les bas. Je ne vise pas le grand luxe, juste un peu, à peine, juste de quoi me donner envie d’y rester, juste une maison que j’aime. Qui n’a pas 50 marches d’escaliers entre le salon et la chambre du 3ème, qui n’a pas une forêt de bambous qui lui enlève toute la lumière du soleil, qui n’a pas un jardin entretenu par une taupe et des milliers de sauterelles, qui n’a pas la même porte d’entrée et de sortie que la mère du propriétaire, qui n’a pas la jungle en point de vue quand on vous promet de voir la mer. Bref une maison toute simple où je pourrais poser mes fesses en soupirant de plaisir. En même temps ce n’est que le début des investigations dans cette volonté de partir. Le préavis est prêt à prendre la direction de la poste quelque soit le délai à respecter. 3 mois, 2 mois, 1 mois ce n’est pas un problème je serai ailleurs d’ici juillet. J’invite mes camarades à se rapprocher de moi et peu importe leur musculature. Même montés comme un « boi bichète » chez moi vous aurez toujours fière allure. Y aura de tout à porter, du stylo à plume au frigo. Je laisse les plumes pour les femmes et tout le reste aux hommes bien costauds. J’offre à boire et à manger, enfin pas trop non plus, parce qu’à trop boire et manger y en a qui rapidement n’auront plus de jus. En attendant si vous entendez parler d’une maison à louer, faites moi signe ou sinon soyez gentil, laissez moi vos coordonnées. Je me ferai un réel plaisir de vous écrire ou de vous appeler…

samedi 9 avril 2011

LE PARDON DE JULIANO VERBARD



Y Dor koué ?


Ayé, on reparle à nouveau de Juliano VERBARD et ses acolytes. On le pensait en train de pourrir dans une prison avec les mouches et les mites, et voilà qu’il est encore au devant de la scène avec cette histoire d’enlèvement. Toutes les chaines locales en parlent avec images et témoignages poignants. Juliano VERBARD est devenu au fil du temps le réunionnais le plus connu de l’île. Ce cafre typé malbar fait la une des journaux de face comme de profil. La prison ne l’a pas beaucoup changé niveau physique. Il a toujours la tête des mauvais jours à faire fuir n’importe quel moustique. C’est sûr que lui le chikungunya il n’est pas prêt de l’attraper. On attend qu’il reconnaisse ses fautes, avoue ses erreurs du passé, admette qu’il est bien celui qui a commandité l’enlèvement du petit Alexandre. Ça fait beaucoup pour un gourou qui a l’appui éternel de toute sa bande. 15 adeptes du Petit lys d’amour, 15 fidèles qui croient en lui dur comme fer. Des croyants qui ont vu en lui leur guide spirituel, leur père. Aucune raison de croire donc que les choses vont inquiéter le célèbre Juliano VERBARD. Et là, patraque, le charismatique Petit Lys d’amour surprend tous ceux qui sont venus le voir. Il demande pardon… il demande pardon… Mais il prend les gens vraiment pour des cons ? Lui qu’on croyait indestructible, ancré dans ses délires de vision de la Vierge, il craque à peine au bout de 5 jours d’audience comme une petite merde. Qu’est ce qu’il a à demander pardon aux victimes de ses conneries. Hein, qu’est ce qu’il a à se rabaisser alors qu’on attend tellement de lui. En fait Juliano VERBARD n’est rien du grand bandit qu’on croit. Comme un chien galeux il baisse la queue dès qu’on élève la voix. Il n’y a qu’avec Fabrice MICHEL qu’il a pu se dresser droit comme un I. Il n’y a en effet qu’avec lui qu’il a dû montrer c’est qui l’homme dans le lit. Il reste encore 10 jours avant la fin de cette mascarade. Il reste encore 10 jours et quelle va être la réaction de ses camarades ? Eux aussi vont se mettre à genou dans la salle du palais de justice. Ils vont réclamer l’indulgence de la cours pour éviter les pires supplices. La secte « Cœur douloureux et Immaculés de Marie » vient de perdre de son prestige. Dès le jugement tombé elle fera même parti d’un insignifiant vestige. Autant de bruit pour se rendre compte que Juliano VERBARD n’est qu’un petit ridicule. On l’a porté si haut que c’est grâce à nous qu’il a réussi à péter plus haut que son cul. Aujourd’hui il n’y a plus que dans le JIR qu’il tire la couverture à lui. Le Qotidien l’a déjà mis dans un encart sur le côté en attendant lundi. D’ici là ce sera peut-être Alexandre et sa famille qui demanderont pardon. Heuu, non ça, ça n’est- pas envisageable quoi que drôle si ça arrivait pourtant. Mais bon je compte sur LM pour nous retracer le déroulé de ce qui se passe au tribunal. Quant à Juliano VERBARD c’est une déception totale. Alors qu’on le condamne à la peine maximum parce que c’est tout ce qu’il mérite. Qu’il aille se faire déchirer le « ti po yaourt », lui et toute sa clique. Et qu’on arrête de nous parler du Petit Lys d’amour ce détraqué de la religion, incapable de tenir son rang jusqu’au bout avec son misérable « pardon ». Alexandre attendait sans doute cela mais je n’en suis pas si sûr. On ne fait pas autant de km en avion pour se contenter de voir Juliano VERBARD faire son joli cœur quand il est dos au mur. Ce qui est sûr c’est que bientôt c’est plus que le mur qu’il aura dans le dos. Pour de nombreuses années il se verra étiqueter un quelconque numéro qui fera de lui un prisonnier comme les autres à moins… à moins qu’on lui fasse la peau…

samedi 2 avril 2011

UNE MERE A OUBLIER


Y Dor koué ? Ayé, j’ai besoin d’amour, j’ai besoin de ma mère. J’ai surtout besoin de l’amour de ma mère. Je n’ai pas encore atteint l’âge adulte et on veut m’amener de force dans ce monde que j’insulte. J’avais une mère, une femme que j’ai vue aimante. Elle me prenait dans ses bras telle une mère bienveillante. Vaillante et fidèle c’était pour moi la mère modèle. Je ne pouvais imaginer femme plus belle qu’elle, alors pourquoi est-elle partie comme ça du jour au lendemain, sans un mot, sans explication en me laissant sur ma faim. Je m’en veux de ce départ, je me reproche de ne pas avoir été à la hauteur. Je me dis que tôt ou tard elle reviendra me rassurer, m’enlever toutes mes peurs. Aujourd’hui je grandis dans une famille qui n’est pas la mienne. Une famille aux habitudes contraignantes qu’on me demande de faire mienne. J’ai tout ce que je veux, j’ai droit à tous les plaisirs. Pour me faire une place on satisfait le moindre de mes désirs. Je n’ai rien demandé à part d’être aimer. Ma mère me manque et j’ai beau la réclamer, c’est une autre femme qui me câline avant de me coucher. Je ne peux pas lui en vouloir, elle fait au mieux c’est clair. Au clair de la lune j’espère qu’on puisse exhausser mes prières. J’ai juste envie que ma mère me revienne, qu’elle m’enlace comme avant, qu’elle me retienne. Je bascule parfois dans une colère noire quand les autres me traitent d’enfant bâtard. Je me contiens mais qu’est ce qu’il m’arrive. On me parle d’aller voir un psy, d’aller consulter un spécialiste. Tout ça parce qu’ils m’ont vu m’isoler l’air triste. Je ne suis pas fou, non je ne perds pas la raison. Ai-je raison ou tord de croire qu’ici ce n’est pas ma maison ; Je rêve de rentrer chez moi, je rêve de repartir d’où je viens. J’en ai marre de ces gens qui me reprochent mes va et vient. Ma mère est là dehors, pas loin je le sens je le sais. On m’a parlé d’elle, on m’a dit où elle habitait. Une case en bois sous tôle sans eau ni lumière. Elle aurait refait sa vie avec un homme, un ancien ami de mon frère. J’irai bien lui rendre visite mais pense t’elle encore à moi. Me reconnaîtra-t-elle quand elle entendra le son de ma voix. Je n’ose y croire, elle est partie depuis si longtemps. De toute façon comment peut-il en être autrement. Elle a appris à aimer d’autres personnes d’autres enfants. Moi son propre enfant je fais parti de ses erreurs d’adolescentes. C’est quoi l’amour d’une mère je ne le sais même plus. Mais maintenant je m’en fou, l’amour moi je l’apprends dans la rue. Si demain ma mère s’avisait de vouloir me retrouver, je lui dirais juste que je l’aime et je l’aimerai tant que j’arriverai à l’oublier…