Pages

samedi 13 février 2010

UN PROFIL DE TOUTE BEAUTE


Y Dor koué ?

Ayé, mon profil est attaqué de partout. Je me défends plus que bien mais je ne peux parer tous les coups. Aucun coup bas pour m’obliger à mettre un genou à terre, mais que des coups droits, des directs du gauche et je vous passe l’inventaire. Je refuse de tomber KO, me laisser faire, je vais contre attaquer, leur faire la guerre. J’avais mis en lumière un corps céleste, une étoile filante, tout ce qu’il faut pour satisfaire le regard et pas seulement. Seulement voilà, y en a qui ne savent pas apprécier les choses. Et quelque chose me dit de vite les chasser de mon carnet rose. Mais je ne suis pas un bandit. Je ne vise pas par derrière, je me l’interdit. J’agirai de front pour qu’ils comprennent ma démarche. Je ne suis pas un héros mais je ne suis pas non plus un lâche. Qu’ils me lâchent et peut être que je ferai preuve de clémence. Je n’attends pas d’excuses, non c’est trop tard pour ce genre de pénitence. J’attends qu’ils vénèrent mon image, en photo ou en poster, qu’ils me réclament une spéciale dédicace au crayon noir ou au marqueur. La marque du respect voilà ce qu’ils me doivent ces grands illuminés. Je ne vais pas tous les éliminés ça serait exagéré, car dans le lot y a des âmes qui peuvent être sauvés. Je me suis construit un profil assez simplet, qui ne paye pas de mine mais agréable selon quelques invités. La satisfaction aurait dû être totale pour ceux qui l’ont visité, mais je me rends compte que mon choix n’a pas été bien apprécié. Bin oui, parce qu’ils ont décidé qu’il me faut changer de look, pour que je puisse dorénavant afficher un large sourire sur mon profil Facebook.

vendredi 5 février 2010

PARTIR OU RESTER


Y Dor koué ?

Ayé, partir ou rester il serait temps de définir ce qu’il faut faire. Je me souviens d’un endroit où vivait plusieurs familles tous solidaires. La télé jouait encore en noir et blanc, et le journal local était présenté par Souliman BANIAN, journaliste localement connu et je me demande s’il est toujours vivant. Quel âge j’avais je ne le sais même plus. Je me souviens juste que j’avais encore l’âge de jouer tout nu. Nu pied je courais et je rentrai chez les uns et les autres, recevant au passage quelques claques le long du dos. « Fenergan » ma mère appelait ça. Genre quand t’en prend une tu cours vite dans tes draps, car aussi bizarre que ça puisse paraitre, c’est le type de traitement qui te fait faire de très bonne sieste. Au fil des ans la famille a dû se disperser. Le Barachois, là où on créchait, commençait à se transformer. Pas encore de camion bar spécialisé en bouchon gratiné, juste des boutiques chinoises où l’on chapardait des sucettes « kojak » au gout très particulier. La crise ne date pas d’aujourd’hui. Je le sais parce que petit je l’avais déjà subit. On a dû déménager, quitter notre quartier délabré, pour aller dans un immeuble se taper 5 étages via les escaliers. Normal je me disais, ça doit être comme ça dans toutes les citées, avant de me rendre compte que les ascenseurs pouvaient exister. Ces escaliers je les ai foulés matin et soir pour aller à l’école des Badamiers. Premier en sport et en français je n’ai pourtant pas eu le succès tant mérité. Premières années d’école qui diagnostiquent une vue pas très nette. Premières années d’une existence avec l’obligation de porter des lunettes. Les années collège se font terribles, pénibles en cette période d’adolescence. Aucun regard féminin qui se pose sur ce corps ignoré par Maitre Beauté, parti en vacance. La coupe afro et des jumelles en guise de verres correcteurs, seuls artifices exploitables pour faire chavirer les cœurs, sèment la terreur parmi ces demoiselles, il est vrai encore mineurs. Depuis le lycée la donne a bien changé, et je ne vous raconte pas cette liberté savouré à l’université. Ceux qui ont fréquenté savent précisément tout ce qui s’y passe. On y fait de belles rencontres sans avoir besoin d’aller à la chasse. L’international est à porté de lèvres, quoi que par moment il a fallu déverser sa sève, prouver ce dont on est capable, jouer de son expérience, être un homme, assurer l’instant sans avoir bu une seule goutte de rhum. Partir ou rester il a fallu faire un choix. Choisir de rester et se retrouver entrainer dans de nouveaux ébats, ou choisir de partir et se retrouver dans des discussions qui finissent toujours en débats. Qui va là me dit ma mère dès que je rentre chez moi. Qui va là car quand j’arrive le soleil est encore très bas. Le sommeil est réparateur à ce qu’il parait. Parait aussi qu’il permet de se ressourcer. Je ne sais pas ce que je dois considérer comme vérité, mais il est clair qu’avec l’âge j’ai compris où est mon intérêt. Rien ne sert de courir il faut savoir se montrer patient. Plus la peine de se fatiguer surtout que je n’ai plus 20 ans. J’attends l’instant où se décanteront mes plus profonds ressentiments. Partir ou rester il serait temps de définir ce qu’il faut faire. Faire le mur, partir serait une solution envisageable, mais que me restera-t-il si ce que je vise s’égraine comme un château de sable. La peur au ventre j’avance à petit pas, pour ne blesser personne, pour ne pas froisser qui que ce soit. La chance me sourira sans doute mais encore faut-il que j’y crois…Encore faut-il que j’y crois…

dimanche 31 janvier 2010

LE LUNDI C'EST IMPRO


Y Dor koué ?

Ayé, les regrets essayent de me courir après. Si je pouvais reprendre mes cartes je veillerais à mieux les redistribuer. On ne m’a refilé que des 7, même pas une dame ou un roi, voire un valet. Ne parlons pas des As, jusqu’aujourd’hui je n’arrête pas d’en réclamer. On m’a dit de faire ci, de faire ça pour conjurer le sortilège, comme si de ma vie, le malheur en avait fait le siège. On m’a dit de marcher avec un trèfle à 4 feuilles, de ne pas hésiter à le mettre dans mon portefeuille. Ces inepties ne m’ont convaincu que d’une chose, je ne peux compter que sur moi pour voir la vie en rose. Pourtant hier, Miss CDI, c’est comme ça que l’appelle sa commère, et bien Miss CDI a su me démontrer du contraire. D’une simple proposition, d’un simple geste dont elle peut être fière. J’ai bien compris que j’ai eu raison de refuser ces grigris vaudous. Je me demande encore comment elle a pu me ramener dans mon trou ? Un trou pas vraiment perdu mais je peine à le faire valoir, même si je n’arrête pas de dire que je ne suis pas aussi loin qu’on peut le croire. Malgré la distance, en tout cas, je ferai tout pour retrouver mes amis du lundi. Le lundi, une soirée spéciale que j’aurai voulue interminable à l’infini, mais il est bon de se quitter surtout quand on a bien bien rit. Alors, totalement j’envoie bouler tous ces regrets qui tentent de me rattraper, car des potes comme ça, je ne peux être que ravi de les avoir à mes cotés. Pas d’improvisation possible sans leur soutien, leurs encouragements. Tous les rêves sont permis en leur présence et je ne vous parle pas d’un pacte de sang. Je suis fan de leur état d’esprit, de leur état dès qu’ils sont en plein délire. Ils s’amusent et m’amusent à en mourir de rire. Tiens demain c’est lundi alors assez perdu de temps, je vais vite me coucher pour que demain arrive très rapidement. Mais avant de conclure, encore merci à Clara et Sophie. 2 femmes, avec ça très jolie, que je me ravis de compter parmi mes amies. A très bientôt dans la patinoire, sans glace ni protection, juste avec ce qui fait notre force… l’envie et la motivation…

vendredi 8 janvier 2010

JE VEUX UNE NASSIMAH


Y Dor koué ?

Ayé, un nouveau jour, une nouvelle année débute sur la planète Terre, et je me demande qui entendra un jour mes prières. J’ai fais le vœu de voir tous mes vêtements repassés en rentrant chez moi, mais je me rends compte que ce n’est pas encore pour cette fois. Miguel et Rosa ne travaillent pas pour moi bien malheureusement. Quand je vois CAPWEL et FORRESTER profiter de leur formidable talent, je me dis que ce serait bien qu’ils viennent chez moi juste une journée, gratuitement. Oui, bon j’arrête de rêver, c’est vrai qu’on ne les a jamais vu repasser ces deux lèche culs. Ils ne font qu’ouvrir des portes ou répondre au téléphone pour nous faire croire qu’ils suent. Avec leur complet de cuisine rose et blanc jamais entaché de la moindre sauce, ils font semblant de travailler alors qu’ils ne font que multiplier les poses. Vraiment pas la peine qu’ils déboulent chez moi se gratter les fesses. Moi il me faut quelqu’un de sûr, bosseur et pas adepte de la paresse, pour que quand je rentre tout soit fait comme par magie. Ce serait tip top de ne plus avoir à s’occuper de sa lingerie, super tip top de ne plus avoir à s’occuper de cette connerie. Quand je pense que Nassimah a osé laver ses culottes bateau devant la caméra… Peut-être que si je l’interpelle elle pourrait aussi se charger de mes gros maillots 5 doigts. Avoir une Nassimah chez soit c’est ça qu’il faut développer dorénavant. Fini les grosses corvées qu’on n’a pas dut tout envie de faire parce que trop chiant. On claque des doigts et Nassimah débarque, bassine d’eau et savon de Marseille à la main, correctement sapée et disposée à satisfaire tous nos désirs ménagers du quotidien. En guise de salaire je lui verserai un petit quelque chose pour pas qu’elle se sente exploitée. Car c’est bien beau de l’avoir la Nassimah, encore faut il qu’elle puisse se nourrir et se loger. Et c’est là que ça fait mal quand on commence à parler fiche de paie. Parce que une Nassimah ça n’est pas possible pour tous les portes-monnaies. Du coup je vais me contenter d’accumuler la masse de vêtement à repasser. Quand je pourrai je m’offrirai ma Nassimah, une vraie, une qui sache laver sa culotte en me regardant avec la plus grande des fiertés…

jeudi 31 décembre 2009

ENFIN 2010!!


Y Dor koué ?

Ayé, comme toujours il est temps de faire le bilan de cette année écoulée. Une année 2009 où j’avais espéré ne voir que du neuf en illimité, mais j’ai vite déchanté au fur et à mesure que les mois passaient. En mode reverse ma mémoire me fait défaut tellement il y a à oublier. Je me souviens pourtant de ce début d’année où je croyais avoir perdu l’être aimé. Un être si cher à mon cœur et qui a su me pardonner mes erreurs passés. Période difficile je dois dire où le doute s’était fortement installé. Mais on m’a dit qu’après la pluie vient toujours le beau temps. Sauf que le beau temps il ne s’est pas pressé pour se mettre en avant. D’ailleurs j’attends toujours qu’il débarque chez moi, même en coup de vent, pour lui offrir à boire s’il daigne s’asseoir, histoire qu’il ressente mon désir de le voir à jamais tout près de moi. L’année se termine et malheureusement pour 2009 il n’y a plus d’espoir. Maudite année que cette année 2009 qu’il faudra mettre aux oubliettes. A trop attendre d’elle je risque très vite de me retrouver en squelette. En mai j’ai rencontré une charmante petite fille, à peine plus musclée qu’un crayon mais si jolie. Je garde d’elle un souvenir impérissable mais ça elle le sait maintenant. Elle nous a quitté bien trop tôt, brutalement à l’âge de 6 ans, sans qu’on puisse lui dire pardon pour ne pas avoir été plus aidant. C’est ainsi que s’est écoulé le reste de l’année, rythmé par des dépôts de gerbes en l’honneur de quelques personnes âgées. Des personnes avec qui pourtant je n’avais aucun lien de parenté, mais à voir les membres de leur famille, des amis, pleuré, je ne peux que regretter leur départ quelque peu précipité. Il me tardait de voir la fin, le bout du tunnel, sortir de ce chemin jonché d’animaux maléfiques élevés à grande échelle. Plus je m’avançais et plus la lumière se faisait lointaine. Malicieuse l’année 2009 pour ne pas dire grosse vilaine, elle ne m’a pas fait de cadeau même quand je l’ai supplié d’être clément. Elle n’a même pas tendu l’oreille pour entendre ce que je murmurai fortement. Alors quand elle s’en ira dès demain après minuit, je me ferai une joie d’embrasser 2010 pour que 2009 me regarde avec dépit. Car comme elle a commencé, la fin est du même acabit. Mais dans l’espoir de vivre une bonne et heureuse nouvelle année, je m’autoriserai sans doute la légèreté de faire beaucoup, beaucoup de bruit. 2009 est mort, vive 2010

vendredi 25 décembre 2009

CADEAUX DE NOEL


Y Dor koué ?

Ayé, c’est Noel alors à tous un Joyeux Noel. Cette année le Père Noel ne m’a pas ramené des cadeaux à la pelle. Je crois même que son entreprise est en crise et qu’il a dû galérer pour me retrouver. Beaucoup de demande et tellement peu à m’offrir pour me récompenser. Me récompenser d’avoir été sage et gentil avec tout le monde. Parce que des fois j’ai vraiment eu envi de débarquer chez certain y faire péter une bombe. Mais je suis resté sage, pas comme une image mais sage. En tout cas suffisamment pour que barbe blanche s’aventure dans mon village, pour qu’il retrouve aisément ma petite case malgré l’épais brouillard, et qu’il me dépose au pied du sapin tout ce dont j’avais rêvé dans mon plumard. Il était au rendez-vous, sapé de rouge et blanc comme toujours, fatigué par la route et speed pour éviter les premiers rayons du jour. Il est venu, je l’ai vu mais il ne m’a pas convaincu. Déjà il n’avait pas de traineau, seulement visible pour ceux qui ont bu. Et il n’avait pas de hotte et c’est ça qui m’a fortement déçu. Je me suis dit mais d’où qu’ils sortent tous ces cadeaux bien emballés. Hein ? D’où qu’ils sortent si ce n’est pas le Père Noel qui les a amenés ? Personne ne m’a répondu en fait, ils m’ont tous laissé tomber. J’ai bien remarqué que personne ne m’écoutait. Ils étaient tous là « ouai, ouai, ouai », ravis de ce qu’ils découvraient en présence de ce grand bonhomme à pied. Et moi, et moi, et moi, tu m’as oublié ? En fouillant bien il a fini par trouver ce qu’il cherchait mais ce n’était pas ce que j’avais demandé. Oh l’enfoiré ! Et dire qu’il m’a longtemps fait chanter qu’il descendrait du ciel avec des jouets par milliers. Ce serait plutôt un jouet à l’unité… Mais la magie a quand même opéré. Il a suffit que je regarde les yeux de ma fille pour voir que elle, elle y croyait. Le Père Noel s’en est allé comme il est arrivé, sans traineau soit disant emporté par le vent, en me laissant, verre à la main, trinquer au bonheur de ces enfants. Des enfants qui ont attendu patiemment pour avoir de ses mains tous leurs présents. À présent qu’il est parti va falloir maintenir la légende, le mythe, car peut importe l’idée que je me fais de ce type, le bonheur qu’il offre à voir mérite un peu plus de considération de ma part. Il n’est jamais trop tard pour bien faire alors je vais m’y atteler dès ce soir, pour qu’au prochain Noel mes yeux pétillent autant qu’une coupe de champagne. Le Père Noel reviendra par chez moi, même si j’habite par delà les montagnes. Il saura me trouver qu’il soit en chameau, en traineau ou à vélo, car ce que j’attends de lui va au-delà d’un simple petit cadeau

mardi 22 décembre 2009

L'HOMME DE FOI


Y Dor koué ?

Ayé, « ousa mi lé » chantait Frédéric JORON. Oui, ousa mi lé, quand je vois ce qui se passe à Bras Panon. Déjà que ça papotait dans les cases à causes de statuettes soit disant scandaleuses, et voilà que le curé de l’Église se retrouve en justice pour des attitudes plus que douteuses. Il n’est pas le premier et je ne crois même pas qu’il soit le dernier. Derrière chaque sermon se cache un homme, un vrai. Avec tout ce qu’il faut de défaut et sans doute aussi avec ce qu’il faut de qualité. Et dire qu’on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Le bon Dieu justement, voit-il vraiment ce qui se passe dans ses nombreuses maisons ? Pourquoi laisserait-il faire cela sinon ? Le pouvoir que l’on donne à cet être fait de chairs et d’os impressionne car on fait de lui un véritable patron, un grand big boss. D’un geste de la main il fait « assis » et on s’assoit sans poser de question. D’un autre geste de la main il fait « debout » et on se lève à l’unisson. Et on l’écoute attentivement, y a pas intérêt à faire les couillons, parce que sur Terre c’est lui le représentant du seigneur, c’est même son plus grand dalon. Alors c’est avec la plus grande des confiances qu’on va lui confier nos plus amers péchés. Pour qu’il nous dise, en tant qu’homme marié à Dieu : « oh mais tu mérites un coup de fouet ». Sauf que lui, dès qu’on a le dos tourné ne se prive pas pour profiter de la situation : « Oh le joli pti bout de chou, tu as bien appris tes leçons ? Allez viens t’asseoir sur mes genoux, hmm, voilà comme ça, très bien, hmm, c’est bon ! ». Oui je vous l’ai dit, derrière chaque déguisement se cache un homme, un vrai. Avec tout ce qu’il faut dans le maillot, le caleçon, le slip, le moule burne si vous préférez. Les malades ne courent pas les rues en vous signalant leur venue. Ils circulent comme vous et moi avec en tête l’idée primordiale qu’il faut rester inaperçu. Jusqu’au jour où ils se font arrêter pour avoir trop abuser de coups tordus. Parce qu’il faut le savoir, une fois ne suffit pas quand on a la culotte en feu. Plus y aura d’occasions plus les mains iront gratouiller l’intimité de quelques malheureux. Je comprends pourquoi certains se disent athées ou non croyant. Pas facile d’être en accord avec des âmes terrestres ignorantes de leur vivant. Ceux qui ont l’esprit aussi ouvert que la couche d’ozone pâtissent surement de la folie de certains hommes. Mais je reste persuadé qu’ils sauront garder une certaine humilité pour sauvegarder les intérêts des uns et des autres au gré de leur propre volonté. Au passage ma gratitude à celui qui m’a privé d’une honorable place en tant que parrain. Quand je vous dis que derrière chaque autel se cache un esprit malin. La religion n’est pas faite de mélange d’après certains. Une façon de voir incroyablement débile dans une ère de communion, et pourtant y en a encore qui sont capable de tout foutre en l’air avec un simple « non ». Heureusement que derrière chaque homme se cache encore des hommes, des vrais, avec un cœur gros comme ça et capable de vous faire entendre que tout n’est pas si désespéré.

Merci à Mylène et Thierry

dimanche 20 décembre 2009

ZORDI 20 DESAMB


Y Dor koué ?

Ayé, vakans la rivé, fini alé lékol, fini kass la tèt devan in tablo. 20 désamb lé là alor di zot monmon change la mizik dè ki rente dan loto. Fé pèt l’otoradio si le son y raizonn enkor fason tekno. Bin oui, zordi sé maloya à lonèr è mèm si sé jiss po 24 hèr. Trap in linstriman, in roulèr, in kayamb, 2 boute boi y trènn à tèr, rassamb domoune otour de ou, rèss pa tou sèl, asoir nou lé ente frèr. Pa posib fé sa ? lé pa in problèm, inkiète pa lé jamé tro tar. Dan toute kartié ou va alé nora in tradisyon, in kabar. Rente dan le ron, danse, chante, laiss out kor alé jiska fénoir. Sèt nou fèt sé la liberté, ton liberté, son liberté, mon liberté, noute liberté. In mo ke nou sélèb depui 1848 chak ané mèm si par moman nou la failli oublié. Oublié poukoué nou lé enkor là à profite de ce mo chèrman gagné. Moin lé né lib kom lèr è m’en fou si la loi y empèch amoin dalé é venir kom mi vé. Mon kamarade blan lé pa plis ke moin é sé la ke le changeman y aparé. Fini baiss le zié, fini ète esklav si la tèr nou lé né. Mon zansèt, noute zansèt la batay pou ke nou viv ainsi zordi, san chènn dan noute cou, dan noute pié ni dan noute lespri. Oui zot la batay é mi lé sir ke zote y atann de nou okun merci. Done anou la main, blan èk noir mé pa sèlman jiska soir minui. Alon pa atann retrouv anou rienk kan lané y fini. Le 20 désamb sé in manièr mark le kou paske lé pa posib tou lé jour. Alor zordi défoul maloya dan la kaz, la chamb, la kour. Fé bouge zot kor du plu légé o plu lour. È kom en pliss maloya lé devnu patrimoine mondiale de l’humanité, y vé dir ke nou na enkor domoune pou alé fé dansé. Sèt y koné pa kosa y représente la fèt kaf, le 20 désamb, nou sa vite montre ali koman la Rényon, noute toute y gaign viv ensamb

samedi 19 décembre 2009

ALLER JUSQU'AU BOUT


Y Dor koué ?

Ayé, 2h, voilà le temps qu’il me reste à écouler. Difficile de voir le temps passé surtout après un bon déjeuner. Le sommeil gagne du terrain malgré tout le café déjà avalé. Je lutte sans vraiment résister mais je finirai par craquer, tomber, face contre terre à cause de cette fatigue qui me submerge. Je sais que je me relèverai car je refuse qu’on brule pour moi un cierge. Qu’importe la douleur je veux rester réceptif tel un disque vierge. Les informations se bousculent à la porte de mon cerveau. J’écris au gré de mes envies mais ça va trop vite, c’est chaud. Je peine à comprendre ce qui se dit, je transpire, je suis en eau. La clim est mise, je la sens mais seulement quand je pose le stylo. Mes collègues se sentent concernés, ils écoutent, répondent aux questions. Pendant que je m’imagine chez moi dans la plus agréable des positions, allongé dans le noir, seul, sans bruit perturbant, les yeux fermés, espérant juste rêver de ciel bleu et de nuage blanc. Je veux tout oublier, je veux qu’on m’oubli tel la Belle au Bois Dormant, même si j’avoue ne pas attendre de prince charmant. 2h, voilà le temps qu’il me reste à écouler. Et c’est vrai que 2h c’est long quand on n’a pas envie de rester. L’intervenant, lui, se lâche, il est motivé, c’est impressionnant. A le voir bouger ainsi je me dis qu’il souffre sans doute d’un trouble du comportement. A moins que je ne sois trop en perte de vitesse, pour admettre la réelle lenteur de mes gestes. Reste éveillé, reste éveillé, je m’envoute ainsi chaque minute. Bin oui, j’utilise ce que je peux pour me permettre de toucher au but. Debout, je veux aller au bout de mon engagement, avec cette conviction qu’il me faudra tout donner, sans faire semblant. Plus que quelques secondes avant que je puisse partir. Partir, enfin un désir assouvi, je respire. J’ai vue sur une piscine inoccupée, le ciel, la mer. Je pense à ma famille, mes sœurs, ma mère, mon frère. Je voudrai me blottir contre eux, dans leur bras, les entendre me dire, même si je le sais déjà, que quoi qu’il arrive, ils restent fier de moi

dimanche 6 décembre 2009

L'ÎLE DE LA REUNION




Y Dor koué ?

Ayé, il était une fois Dieu qui, assit sur une belle étoile, contemplait l’immensité de l’univers. Dans ce noir absolu son étoile brille comme mille lumières, éclairant le visage de Dieu qui se demande quoi faire pour améliorer son œuvre, sa Terre. Cette Terre si belle et trop souvent ravagé par d’atroces guerres. Dieu prend alors dans ses mains ses compagnons les plus fidèles, des crayons de couleurs capables d’animer la vie sur terre comme au ciel. Il leur fait part de son rêve, un rêve si incroyable qu’il a lui-même du mal à y croire. Il a dessiné une ile, une toute petite ile, pendant que tout le monde dormait, un soir. Dieu ne voulait surtout pas qu’on le voit faire. Il veut rester discret sur cet ilot presque perdue en pleine mer, pour que celle-ci ne tombe pas entre de mauvaises mains. Il veut faire de cette île une terre de paix où le mal ne peut s’imposer face au bien. Il y a mis en son sein un volcan qui l’aviserait de tout danger tel une alarme intrusion. Car Dieu ne veut pas que l’on vienne entacher son œuvre, son illumination. Il confia donc à ses fidèles compagnons une honorable mission. Celle d’aller peupler son ile, eux qui se considèrent encore comme de simples crayons. Il leur demande de s’y disperser en gardant pour chacun d’eux leur particularité, leur couleur. Ces crayons qui ont encore bonne mine ne comprennent pas vraiment le souhait du seigneur. Ils ont toujours évolué ensemble, peignant chaque saison de tout leur cœur, et voilà que Dieu, dans toute sa splendeur, les missionne sur cette terre inachevée où règne par moment une torride chaleur. Au-delà des cieux Dieu les rassurent toutefois sur leur prochaine destinée. Il leur demande de rester tels qu’ils sont, solidaires et respectueux les uns envers les autres, tolérant et présent quelque soit l’évolution des uns et des autres. Car on sait bien qu’un crayon qui peint en continuité, perd de sa verve s’il n’est pas entretenu, taillé. Pour les rassurer davantage il leur assure de précieux gardiens, en la personne de grands esprits ayant déjà fait leur preuve, des saints. D’ailleurs Dieu promet même qu’un saint sera affecté dans chaque ville où ils vivront comme pour garder avec eux un éternel lien. Les crayons de couleurs de dispersèrent alors ravis. Ravis de partager ce rêve qui paraissaient être une vraie utopie. Car comment peut-on croire que des crayons de diverses couleurs, puissent peindre sur le même sol sans craindre de faire des erreurs. Oui, effectivement on peur se poser la question, à moins de faire confiance à des crayons soucieux de mener à bien leur mission. En regardant le résultat le créateur se réjouit de ce songe qui prend forme sous ses grands yeux. Chaque couleur s’est mué en une unité culturelle, accepté et célébrée dans tous les milieux, quelque soit leur Dieu. Son île est devenue un exemple qu’il présente volontiers aux plus pessimistes, à ceux qui disent impossible une réunion d’âmes sans qu’il y ait parmi eux un seul intégriste. Car c’est bien là la nature et la qualité de ce rêve divin. Chaque crayon représentant une couleur, a sa place en ce monde en tant qu’humain. Dieu peut maintenant aller se reposer, voire réfléchir à une autre création. Il peut même prendre son temps car il a déjà mis à l’eau la plus belle embarcation… l’île de la Réunion