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mercredi 26 août 2009

REVIENS...


Y Dor koué ?

Ayé, je me demande ce que je pourrais faire pour être utile. Être à l’écoute ne suffit pas quand on sait l’autre presque en exil. Laisser partir, retenir, difficile d’aller à l’encontre de bonnes intentions, car derrière chaque décision se cache l’envi de sauvegarder une délicate situation. Lui ne la voit pas comme elle le voudrait ou inversement. Elle attend davantage et réciproquement, mais trop d’erreurs et surement un manque de communication évident, n’ont pas aidé à maintenir cette complicité visible à différents instants. Des ingrédients qui nuisent inévitablement à une relation qui dure depuis longtemps. Alors comment pourrais-je faire pour être utile ? Comment pourrais-je faire pour trouver une place même des plus ridicules ? Le silence s’installe tout doucement rendant l’atmosphère lourde et pénible. Quelle est la décision à prendre ? Partir ou rester, quitte à ne plus être crédible ? Je suis loin, très loin d’imaginer les larmes abondamment versées. Seule là bas, je sais qu’elle fait ce qu’il faut pour bien résister, mais sa douleur je la ressens même si je m’attends à ce qu’elle tente de rien dramatiser. On se fait gentiment oublier, sans doute pour ne plus revenir sur le sujet, on vaque à ses occupations quotidiennes, le boulot, les enfants, pure bonheur, quelques sorties improvisées pour garder le contact avec l’extérieur, et après tout ça on fait quoi ? On pense à soit, à l’autre, à ce qui pourrait raviver la petite lueur ? Oui j’aimerai bien savoir à quoi elle pense, elle que je savais pleine de vie. Pense t’elle au moins à elle-même quand elle se retrouve face à lui ? Partir, rester, il arrivera le moment où la question ne se posera plus. Partir, rester, il arrivera le moment où il faudra accepter qu’il y en aura un qui sera déçu. Dans les deux cas le choix pris sera accepté et qui sait… un jour compris. Le combat qu’elle mène n’est pas le mien, c’est totalement le sien, mais moi je veux juste lui dire en toute sincérité… REVIENS…

vendredi 21 août 2009

MA RENTREE SCOLAIRE


Y Dor koué ?

Ayé, moi aussi j’ai fais ma rentrée. Une rentrée mûrement réfléchie et surtout très bien préparée. Je me suis réveillé tout excité à l’idée de retourner me former. En même temps, pas évident quand on n’a pas ciré les bancs de l’école depuis plusieurs années. J’ai vérifié une dernière fois que je n’avais rien oublié. Mon gouter est bien là dans son papier alu bien emballé, sans oublier la dose de vitamine avec le classique petit jus bien fruité. Ah j’allais oublier mes bons vieux stylo 4 couleurs et tous mes cahiers. Ça aurait été bête de faire preuve de manque de sérieux en arrivant sans mes affaires au complet. Le premier jour est toujours le plus important lorsqu’on retourne étudier. Les premières heures de cour donnent le rythme pour le reste de l’année. Soit on se laisse aller à faire le mariol juste pour se faire remarquer, soit on se fait discret en essayant au maximum de rester motivé. Les échéances vont tomber comme des mouches, je sens que je vais stresser. On m’a donné un calendrier des travaux à rendre en me disant de ne pas me précipiter. Oui je veux bien mais comment faire quand je vois tout ce qu’il y a à travailler. Et pourtant impossible de faire autrement si je veux sortir de là diplômé. Je connais quelqu’un qui clôture, elle, sa dernière année. Je me dis qu’elle a bien la chance d’être sur la fin de sa scolarité. Pour elle pas de passage en classe supérieur juste un aboutissement, presque une finalité. Face à elle une dernière ligne droite que je lui envi moi qui vient à peine de commencer. Moi aussi j’atteindrai les sommets même si pour ça faut que je marche nu pied. Pas à pas j’arriverai au bout du chemin que je me suis fixé. Je ne vais prendre aucun sentier, ce genre de raccourci où l’on se laisse facilement entrainer. Le grand méchant loup ne se cache pas seulement dans la forêt, il traine aussi ici et là mais moi je ne vais pas me laisse manger. Je sortirai encore vainqueur de cette épreuve, je vous garantie que je vais triompher. J’ai fais ma rentrée et finalement je me demande si après ça je saurai m’arrêter

samedi 15 août 2009

MISS REUNION 2009, KIM HOA BARUTAUT COURONNEE




Y Dor koué ?

Ayé, les résultats définitifs sont tombés concernant Miss Réunion. Bon j’avoue ma candidate préférée n’a pas fini en première position. D’ailleurs elle ne figure même pas dans le classement final, quel déception. La nouvelle Miss Réunion ce soir est la candidate N° 12 Kim Hoa BARUTAUT. Pour trouver le tiercé gagnant je crois qu’il fallait vraiment être costaud. Du haut de son mètre quatre vingt deux, Kim Hoa BARUTAUT va contempler son succès, nullement inquiétée par ses camarades d’un soir qui sont loin d’être vexées. Belle soirée qu’on a vue là avec un décor sortant de l’ordinaire. Le manque de gros plan sur les filles a été compensé par la présence mesurée d’un bon Christophe BEGERT. Je ne vais pas regretter mon manque de lucidité pour cette année, car à bien y regarder le titre de Kim Hoa BARUTAUT s’avère être bien mérité. Elle succède ainsi à Delphine COURTEAUD, une Miss que j’ai trouvée bien effacée. Valérie BEGUE lui a volé la vedette sans qu’elle puisse en dire quelque chose. En plus pas grand monde n’était disposé à plaider sa cause. Félicitation donc à Kim Hoa BARUTAUT une Miss très locale. Un mélange culturel qui se reflète dans le patronyme et sur le visage de cette étudiante en terminale. Yolaine GAUVIN devra réviser son verbale avec ses « bin » à chaque début de phrase. Kim Hoa BARUTAUT elle, n’a rien fait pour dégrader son image. Souhaitons que rien ne vienne ternir son année de règne. Bonne année donc à la nouvelle reine… de beauté

MISS REUNION 2009, YOLAINE GAUVIN OU PAS?




Y Dor koué ?

Ayé, le jour J est enfin arrivé pour les nouvelle prétendantes au titre de Miss Réunion. Après plusieurs semaines de préparatifs les voilà prêtes à se trémousser en toute décontraction. Plus de stresse, ça va dandiner des fesses, ou de ce qu’il en reste pour être la meilleure ce soir. Ces charmantes demoiselles vont se faire très belle, comme on dit chez nous, y sa kass l’armoire. Moi j’aimerai bien voir défiler un jour une douzaine de Miss carrément à poil. J’imagine alors le sourire béat sur le visage des spectateurs présents dans la salle. Hmm, oui celle là elle est bien, j’aime bien comment elle est, hmm, ah oui j’aime beaucoup. Oula, regarde celle là, oh oh oh, hi hi hi, ha ha ha, hmmm, ouai pas mal du tout. Sur quoi se basent alors tous ces commentaires dignes du collège fou fou fou ? C’est fou ce qui traversent l’esprit du commun des mortels, quand il voit apparaitre à ses yeux une femme dans le plus simple appareil. Et là ce n’est pas n’importe qui, ce n’est pas n’importe quoi, ce sont des Miss made in Réunion qui vous mettent le feu, comme on dit chez nous, y mète en boi. Bon c’est vrai c’est réduire au minima l’homme dans toute sa grandeur. On ne va pas s’émoustiller pour si peu devant des femmes d’une telle splendeur, mais les voir faire les 400 pas sur un podium où elles seront mises en valeur, a de quoi drainer des discours qu’on va qualifier de peu flatteurs. Du coup je me dis tant mieux que cette élection respecte son coté… tradition. Oui, ce qu’on veut voir ce soir c’est une prestation raisonnable et respectable de la future Miss Réunion. Qu’elle garde ce qu’il y a lieu de garder, qu’elle s’habille comme il y a lieu de s’habiller, son charme et sa sensualité se dégageront tout naturellement. Les vrais dessous de la Miss me paraitront alors des plus chics inévitablement. Derrière chaque femme se cache un terrible voyeur. Voyons ne vous méprenez pas sur mes intentions, je ne suis pas un être en chaleur. Je ne fais que rapporter quelques échanges d’adolescents puérils et novices en la matière. Dès demain le fantasme reprendra le cours de son histoire comme dans le lit d’une rivière. Chacun ira de sa critique, positive ou non, sur celle qui représentera la Réunion. Pour l’instant on s’en balance complètement, car comme dans Koh Lanta, l’émission. Ce soir elles seront 12, à la fin il n’en restera qu’une. Je voulais trop la placer celle là et tant pis si ça ne me rapporte aucune tune. Allez, bonne soirée et votez tous Yolaine GAUVIN, elle sera la nouvelle Miss c’est quasiment certain.

mardi 11 août 2009

BELLO - BENARD BALLE AU CENTRE


Y Dor koué ?

Ayé, à St-Paul aussi on va devoir revoter. Quand je vous disais que la politique locale était vraiment à chier. Pas possible d’aller voter tranquillement sans se dire que peut être il faudra recommencer. Que de temps perdu et je ne parle pas de tout cet argent qui se trimballe avec. Combien ça va couter j’en sais rien mais ce ne sera pas suffisant pour mettre Bello et Benard à sec. Être un élu est un but ultime pour eux. Et pour ça tous les moyens sont bons, même les coups les plus foireux. Je leur foutrai bien un coup de savate sur la tronche, mais je ne crois pas pouvoir le faire à moins d’avoir bu quelques litres de punch. Qui osera un jour se présenter à une élection le cœur clair ? Je crois bien qu’il y en a quelques uns au portillon… enfin je l’espère, mais la vérité c’est que la politique finit toujours par salir tous ceux qui l’approchent. Du coup les plus honnêtes restent à l’arrière, ils ont la pétoche. C’est pour ça qu’on a toujours les mêmes forçats du pouvoir aux avant scènes. Ils ne veulent rien lâcher, je les vois capable de faire voter un chien si ça en valait la peine. Oh misère, qu’est ce qui nous attend encore pour demain ? Je laisse la question en suspend car je n’aime pas trop anticiper sur le destin, quoi qu’il risque de ne pas avoir trop de surprise devant l’ambition de nos putains de politiciens…

SAKIFO RFO NE LE SAIT PAS


Y Dor koué ?

Ayé, le SAKIFO 2009 c’est fini. Cette année c’est RFO notre bonne vieille télé pays qui a couvert l’évènement, enfin soit disant… Parce que à regarder les animateurs se trémousser inutilement en soirée sur leur siège, je comprends mieux pourquoi le comité Miss Réunion n’a plus voulu faire parti du manège. Du grand n’importe quoi télévisuel digne, on doit le reconnaitre de Télé Réunion. Déjà que j’ai eu du mal à me mobiliser pour aller voir et écouter tout ce son, là, dégouté j’ai été en voyant RFO faire le mariol avec ses animateurs bidons. Les qualités des uns et des autres se sont perdues dans leur tentative d’être bon. Les années passent et RFO gagne de plus en plus en médiocrité. Et dire que je participe à payer ce semblant d’émission de télé. Mais il va falloir l’admettre définitivement, Télé Réunion est une télé de merde. Moi j’en suis pleinement convaincu et ne plus la regarder sera loin d’être une grande perte. J’ai des potes qui me disent ne pas avoir de télé chez eux. Oui je crois qu’ils ont bien raison, pas la peine de subir ce genre d’instants douloureux. SAKIFO méritait une meilleure publicité. Pour ma part je ne crois pas que se lier d’amitié avec RFO va l’y aider. Par contre pour les insomniaques je vous conseil de rester devant votre écran. À un moment vous verrez, vos yeux vont clignoter comme par enchantement. Difficile de résister, à moins d’éteindre la télé sur le champ. Vous dormirez sans rien comprendre à ce qui se passe. À votre réveil vous ferez juste l’amer constat d’avoir dormi sur place. Mais pourquoi ont-ils quitté Antenne Réunion ou sinon est ce l’inverse ? De toute façon peut importe car Télé Réunion ne fait que récupérer les restes. Il y a un animateur qui traine dans les couloirs d’Antenne et hop Télé Réunion en profite. Un contrat dans le service public pour l’attirer comme le bois attire les mites, Et puis on le met à rien foutre ou à se faire des cheveux blancs dans un placard. Car il faut le savoir, les placards de RFO Réunion ont une histoire. Je ne prends pas le temps de vous en parler ici car j’ai mieux à faire. On en reparlera un jour j’en suis sûr tellement cette chaine reste pour moi un vrai mystère. Cette année encore je n’ai vu aucun concert. Tant pis je me rattraperais une autre fois si la vie m’offre, inch’Allah, une année supplémentaire.

jeudi 6 août 2009

ECOUTE TON CORPS


Y Dor koué ?

Ayé, pour la deuxième fois en 7 ans j’ai dû speeder sur la route. Une urgence m’a amené à brûler au plus vite mon mazoute. Pourtant ma journée s’était bien passé jusque là, un réveil matinal malgré le froid glacial qui régnait hors des draps. Je me suis préparé un bon petit déjeuner à base de pain et de lait, le kiwi tant désiré n’a pu être avalé tellement j’avais le ventre bien gonflé. Je me suis affalé le temps de quelques mails et commentaires sur mon book, avant de me rendre sur le chef lieu la voiture remplie de bon vieux zouk. Y avait besoin de mes bras, hmm, bien musclés, pour aider à un déménagement rapidement décidé. En deux temps trois coups de pinceaux le boulot était fait. Sous mes mains expertes les traces de saletés ont vite voltigés. J’aime à dire que quand je fais quelque chose je le fais bien ou pas du tout. Oui je suis comme ça, quand je me lance je vais jusqu’au bout. J’ai pu rendre service et je m’en réjouis, d’autant que la personne aidée compte pour beaucoup dans la famille. Durant cet après midi j’étais encore serein quant au déroulement des évènements. Les couleurs du ciel ne laissaient aucunement envisager une pénurie de nuage blanc. Je savourais tranquillement cette fin de journée. Un diner très savoureux finalisait même la fraiche soirée. Je m’en allais donc vers chez moi quand le malheur me tomba dessus telle une proie. Une douleur intense s’empara de mes entrailles. J’étais déjà sur le chemin du retour et je n’osais croire cette nouvelle fatale. Impossible de m’arrêter comme ça au bord du chemin, les risques d’accidents sont tellement grands, mais de la maison j’étais encore loin. Que faire, j’avais du mal à rester totalement concentré au volant. Je ne faisais plus que tenter de trouver des solutions tout en conduisant. Vite, vite, vite je réfléchissais, mais en même temps vite, vite, vite je roulais. Je vais chez moi ou je m’arrête, je m’arrête ou chez moi je vais ? Et là je me dis que j’ai une amie qui réside le secteur ou je me trouvais. St-André, ville renommée pour ses temples et son Dipavali. Pas vraiment ma ville préférée mais ce soir là je l’ai mise en favori. Direction donc chez my friend pour me purger de ma peine. Telle la route en corniche je me suis délesté de quelques rochers tassés en chaines. Un soulagement total je peux vous l’avouer même si ce n’est là qu’une réaction humaine. Mes picotements ont cessé très rapidement. Tant mieux car je ne voulais pas déranger plus longtemps. En repartant j’étais ravi, extrêmement content. J’appréciais la route, en cette nuit noire je trouvais le paysage magnifique. J’ai pris mon temps histoire de savourer cet instant magique. C’est comme jouir après l’amour… heu, bin, bref, c’est vrai que ça dépend avec qui on fait l’amour. Tout ça pour dire que c’est bien la deuxième fois en 7 ans que je suis obligé de m’arrêter sur St-André. Car pour la deuxième fois en 7 ans, j’ai attrapé la chiasse, la vraie…

samedi 25 juillet 2009

LA GRANDE TRAVERSEE


Y Dor koué ?

Ayé, le bateau ce n’est vraiment pas fait pour moi. Je me rappelle d’une époque où avec quelques collègues on préparait notre diplôme d’État. On a monté vite fait un projet bidon histoire de valider notre prochain séjour. On s’est arrangé ardemment pour récupérer un max de fric pendant et hors des heures de cours. Et pour faire encore plus d’économie, on décide même de voyager en bateau plutôt qu’en avion. Une idée géniale au premier abord mais dieu que j’ai pu regretter d’avoir pris cette décision. Pourtant on ne voyageait pas loin. L’île Maurice était toute proche mais jamais je ne l’avais vu aussi lointaine. En avion y en avait pour 30 minutes à tout casser. En bateau c’était 5 heures en mer qui nous attendait. Cette année là c’était l’Ahinora qui faisait encore le trajet. A bord c’était grand confort, toilette et passerelle en libre accès. Bin oui, dès qu’on avait pris la mer un étrange ballet s’était mis en mouvement. J’ai vu des gens courir dans tous les sens bizarrement. Mais que se passe-t-il ? Je me suis dit en les voyants s’agiter ainsi. Même certains de mes collègues s’y étaient mis. Eux aussi cavalaient sans prévenir vers ces portes où étaient inscrit « exit ». Je les ai tous vu regarder quelque chose par-dessus bord. J’ai même cru qu’ils allaient tomber en les voyant pencher ainsi leur corps. Je suis allé voir ce qui se passait et c’est là que j’ai tout compris. J’ai vu des liquides de toutes les couleurs voltiger avec une grosse odeur de pourri. Ça dégueulait sans retenue et ça ne faisait que 20 minutes qu’on était parti. Je suis resté calmement assis en attendant que ça se passe, mais face à moi une Mauricienne vêtue d’un sublime sari faisait de douloureuses grimaces. Dans sa main elle tenait un sachet qu’elle serrait fortement. Je ne vous dis pas le nombre de fois où elle l’a ouverte pour s’en servir comme récipient. Le contenu me rendait malade rien qu’à la regarder, mais je refusais d’être aussi crade en me délestant de tout ce que j’avais mangé. J’ai tenu ainsi 5 heures jusqu’à l’île Maurice. Il faisait nuit à notre arrivée et on a subit l’habituel control de police. Dès lors, certains voulaient se raviser en exprimant le souhait de rentrer par les airs. L’air de rien je faisais mon fier, mais je crois que j’aurais aussi voulu éviter un retour via la mer. Après une semaine passée sur l’île sœur, l’Ahinora nous tendait de nouveau ses bras. Pour éviter les désagréments de l’aller, le veille j’ai fait nuit blanche en écumant quelques bars. Bien fatigué donc, j’ai laissé le sommeil me porter jusqu’à la Réunion. Quand j’ai ouvert les yeux je sentais bien que certains étaient toujours sous tension. On était arrivé mais personne ne pouvait mettre pied à terre. Moi je m’en foutais, je n’avais pas vraiment de quoi être en colère. Mes camarades, eux, se retenaient, avec le bateau qui tanguait, pour ne pas vomir leur courage. Ils avaient du mal à comprendre comment j’ai pu faire une traversée aussi sage. Sagement je quittais ce bateau tout crasseux. Précipitamment mes collègues regagnaient la terre ferme raconter cet aller retour bien baveux. J’ai fait une fois Réunion/Maurice en bateau. Peu importe le prix du billet, dorénavant c’est dans les airs que j’accepterais de voir l’eau. L’île Maurice vaut le détour mais si j’ai un conseil à vous donner… en bateau, ne manger pas trop

lundi 20 juillet 2009

DE LA VIE A LA MORT


Y Dor koué ?

Ayé, c’est décidé, j’ai fini d’être de la race des gentils. Moi aussi je veux faire du profit, épater la galerie. Tant pis si je perds des amis, je sais que ceux qui m’aiment le resteront à vie. A être trop conciliant je me ruine comme neige fond au soleil. Ah le soleil, c’est fou comment pour tout le monde il ne brille pas pareil. Le mien, lui, se fait discret, il ose à peine se montrer, pendant que pour d’autres il brille aux éclats sans se soucier de ce qu’ils ont manigancé. Tromperie, tricherie, duperie, autant de subterfuge pour avoir une vie dorée. Autant de possibilité offerte pour me permettre dorénavant d’avoir la vie rêvée. Je n’aurai plus de pitié pour les faibles et les opprimés. Un club déjà bien garni où je ne veux plus être licencié. Je vais abuser de chaque situation, je vais arnaquer le maximum de gens et peu importe leur position. Qu’ils soient haut placés ou en bas de l’échelle sociale, ils ne verront plus de moi que le coté obscur, ma capacité à faire le mal. Je veux m’en convaincre, je suis un méchant. Un de ceux que tout le monde déteste à coup de blabla bien tranchant. Je n’aurai plus aucun remord. Maintenant c’est moi qui ai raison et les autres auront toujours tord. Je me transforme petit à petit de jour comme de nuit. Pas besoin de pleine lune pour le loup garou que je suis. Quelques valeurs humaines mises de coté auront suffit. Je vais arriver à mes fins je vous le garantis. « Ti rode a moin ta trouv a moin » voilà ce que je me dis. Ne soyez pas surpris en me voyant dans la rubrique faits divers. Car c’est sûr on parlera de moi et pire que ce qui se dit à la Pouponnière. Être salit je connais alors une tache de plus ou de moins, ce n’est pas ça qui me fera réfléchir autrement sur le concept du mal et du bien. Ne croyez pas que je m’exprime là avec de la colère. Non ne croyez pas ça, je veux juste bannir de mon paysage et de mon langage tout ce qui se réfère à l’humanitaire. Je veux de la souffrance dans les yeux, je veux de la douleur dans les voix. Je veux voir pleurer autant que j’ai pu pleurer, que rien ne vienne soulager ceux qui sont dans un piteux état. Je n’ai plus qu’un seul cadeau à offrir, ma haine féroce pour tous ceux qui osent encore sourire. Pire, je leur ferai même la chasse pour les voir davantage souffrir. A vrai dire, si y en a qui pouvait penser à mourir, je crois que je finirai sans doute par en jouir…

dimanche 5 juillet 2009

UN JOUR JE SAUVERAI LE MONDE




Y Dor koué ?

Ayé, je me souviens d’un temps pas très lointain, où je me voyais sauvé le monde grâce à des pouvoirs surhumains. J’avais comme lecture des comics made in Marvel. J’appréciais fortement les X-Men pour leurs talents surnaturels, mais surtout je ne ratais aucun épisode de Spiderman, mon héros préféré. Je rêvais de faire comme lui, attraper les voyous, leur foutre la pâté. En achetant la BD « Strange », j’avais la garantie de suivre ses aventures. J’étais trop fan, tellement que je pouvais prendre le livre sans attendre qu’on me le facture. J’en avais amassé de quoi remplir un grand carton. Des BD collectors qui malheureusement avaient fini dans la poubelle de la maison. Bin oui, quand on est enfant on se laisse souvent embobiner bêtement. Ma mère s’énervait régulièrement de voir ma chambre sans aucun rangement. Spiderman et Iron-Man cohabitaient sagement sur mon oreiller, pendant que Captain America, Thor et Daredevil ne faisaient que s’éparpiller. Plusieurs avertissements plus tard la sentence était tombée. J’ai dû me débarrassé de ma collection de super héros en combi short moulé. J’aurai voulu dire non mais ma mère avait une vraie force de persuasion. Je n’ai rien pu gardé, même pas un exemplaire sauvé de ce maudit carton. Quand je vois aujourd’hui à combien se monnaye les anciens numéros. Je me dis que j’ai gâché là, l’opportunité de gagner beaucoup d’euros. Spiderman reste mon héros préféré. Ses aventures bien heureusement, je ne les ai jamais oubliées. Son costume noir et malfaisant je l’avais déjà lu quand j’avais dix ans. En ce temps là je n’imaginais pas qu’on puisse un jour le raconter sur grand écran. Ma mère s’est rattrapée durant mon adolescence en m’offrant un album complet de Spiderman. J’ai vénéré cet ultime ouvrage alors qu’à la télé on commençait à chérir Superman. Il m’arrive toujours de vouloir sauver le monde en pensant à mon enfance. Une enfance pleine de rêverie et jalonnée de beaucoup de chance. Spiderman ne traine plus sur mon lit et ma mère s’en réjoui, mais dorénavant je sais que pour agir et sauver ce monde pourri, je n’aurai pas besoin de lui…